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Convoi de la liberté: une sourde colère venue d'en bas

Une manifestation du Convoi de la liberté à Ottawa, au Canada. | EPA / Valérie Blum

«Liberté», «Liberté», scandent les foules. Au Canada, en France, en Hollande, alors qu’une version néo-zélandaise du «Convoi de la liberté» encercle le Parlement à Wellington. Cela ressemble à une jacquerie, à un agrégat de révoltes en tout genre, à une profonde colère venue d’en bas. Peut-être est-ce cela, la contestation de «la société de l’après»? Les mesures sanitaires ont laissé des traces, même si la sortie de la pandémie semble à bout touchant. Le «Convoi de la liberté», parti du Canada, a franchi l’Atlantique et est en train de faire école. Ce curieux mouvement, né sur les réseaux sociaux, a perturbé Paris samedi 12 février et doit rallier Bruxelles le lundi 14 février.

Pourquoi on en parle. Tout a commencé, en sourdine, à la mi-janvier, sans qu’on y prenne garde, par cette décision prise par le gouvernement Canadien d’introduire l’équivalent du pass vaccinal pour traverser la frontière avec les Etats-Unis. Un déplacement que les routiers canadiens effectuent régulièrement. Le «Convoi de la liberté» est né et le mouvement gagne rapidement tout le pays, de la capitale Ottawa à Toronto jusqu’au Québec. Les manifestants reçoivent le soutien sur Twitter du milliardaire et patron de Tesla, Elon Musk.

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