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Verdict vendredi pour le Suisse poursuivi à Hong Kong

Le drapeau de la Chine et le drapeau de de Hong Kong sur la Cour d'appel. EPA/JEROME FAVRE

Le photographe suisse Marc Progin, 75 ans, saura ce vendredi 13 novembre s’il passera la fin de l’année dans une geôle hongkongaise ou libre. Cet horloger neuchâtelois à la retraite est jugé dans l’ancienne colonie britannique, sa ville d’adoption depuis 1977, pour son implication présumée dans l’agression d’un employé chinois lors d’une manifestation antigouvernementale. L’accusation a nié durant le procès suivre le moindre agenda politique. Mais l’antagonisme culturel et politique croissant entre Hongkongais et Chinois a pourtant transpiré tout au long de ce procès dans lequel figurait sur le banc des accusés non pas l’assaillant -qui n’a jamais été identifié-, mais un photographe couvrant l’incident.

Pourquoi c’est important. Poursuivi pour «avoir aidé et encouragé un trouble à l’ordre public», Marc Progin risque jusqu'à un an de prison et 5000 dollars hongkongais d’amende (environ 590 CHF). Son tort? Avoir repoussé une porte d’entrée pour, selon ses dires, prendre «une bonne photo» de Lin Nan, employé de banque chinois pris à partie le 4 octobre 2019 par des manifestants prodémocratie. M. Lin avait été frappé juste après le geste du Suisse.

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