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Comment l'industrie pharmaceutique s'y prend pour influencer les médecins

Pixabay / Tumisu

Shahram Ahari était délégué médical pour la division américaine du laboratoire suisse Eli Lilly, avant de se reconvertir et devenir médecin urgentiste. Dans le Washington Post, il relate par le menu les pratiques en vigueur dans son ancien métier, qui consiste pour l’essentiel à influencer les médecins. Des petits cadeaux aux grands hôtels, en passant par les marques d’amitié ou le chantage psychologique, l’essentiel est de créer un lien d’obligé. Il est aussi d’usage de s’attacher les services de «key opinion leaders», ces experts reconnus – souvent médecins universitaires –, capables d’imposer leurs vues aux autres prescripteurs.

Pourquoi c’est important. L’industrie pharmaceutique dépense plus pour le marketing et la vente que pour la recherche et le développement. Ces pratiques sont controversées à deux titres: elles pèsent sur les budgets des systèmes de santé, via un prix élevé des médicaments, et tendent à infléchir les pratiques médicales en favorisant la surprescription. D’où des crises sanitaires, comme celle des opioïdes en Amérique du Nord ou du Mediator en France, où les laboratoires pharmaceutiques figurent régulièrement sur le banc des accusés.

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