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Sommet Biden-Poutine: esprit de Genève, seras-tu là?

Les deux présidents se rencontreront dans la bibliothèque de la Villa La Grange. Photo Keystone / Martial Trezzini

Grand jour pour la politique mondiale et, dans une moindre mesure, pour la diplomatie suisse, ce mercredi à Genève. Il s’agira de la première rencontre de haut rang sur sol helvétique entre les Etats-Unis et la Russie depuis le sommet Reagan-Gorbatchev de 1985. Les attentes sont considérables, mais il ne faut pas se bercer d’illusions géostratégiques: il n’y aura pas d’avancée spectaculaire. Tout au plus les deux présidents chercheront-ils à limiter les risques de conflit majeur dans les zones de contact entre la Russie et les pays de l’OTAN.

Les raisons des tensions. Comme en 1985, ce sommet s’ouvre sur fond de tensions et les motifs de désaccord ne manquent pas entre les deux superpuissances. Les griefs états-uniens sont nombreux: engagée dans la guerre en Syrie aux côtés du régime d’Assad, la Russie a combattu les alliés des Etats-Unis. Elle a annexé la Crimée en bafouant le droit international. Elle exerce une pression militaire sur l’Ukraine et ses voisins membres de l’OTAN (pays baltes, Pologne). Accusée de s’ingérer dans les élections américaines, elle est vivement critiquée pour le traitement qu’elle inflige à l’opposant Alexeï Navalny et le soutien accordé au président du Bélarus Alexandre Loukachenko, auteur d’un acte de piraterie d’Etat après avoir détourné un vol civil pour arrêter l’un de ses plus virulents opposants. Sans parler des cyberattaques dont les Russes sont accusés.

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