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Si les primes d’assurance-maladie augmentent, c'est parce qu’on en a les moyens

Cartes d'assurances-maladie. | Keystone / Christian Beutler

La santé est un «bien de luxe», c’est-à-dire un bien dont la consommation augmente plus fortement que le revenu. Depuis l’introduction de la Loi fédérale sur l’assurance-maladie en 1996, le revenu des ménages suisses a augmenté de 14'000 francs par tête. Il n’est donc pas étonnant que la prime moyenne annuelle ait plus que doublé, passant de 1’700 à presque 3’800 francs, sur la même période. Pourtant les coûts de la santé restent un sujet explosif: Republik offre une piste pour expliquer cet apparent paradoxe.

Pourquoi c’est intéressant. La prime d’assurance-maladie moyenne n’augmente que de 0,2% en 2020. Une accalmie qui sera de courte durée si l’on en croit les dernières prévisions du Centre de recherches conjoncturelles de l’ETHZ (KOF) sur l’évolution des dépenses de la santé. Au cours des trois prochaines années, ces dernières devraient augmenter entre 3,3% et 3,6%. Les facteurs de cette hausse sont connus: les progrès de la médecine, le vieillissement de la population, le nombre de prestations assurées, les salaires et… la croissance des revenus. La population suisse a les moyens de s’offrir plus de soins grâce à un revenu qui augmente souvent plus vite que les primes d’assurance-maladie moyenne. Ce qui pourrait être une bonne nouvelle ne l’est pas pour les ménages à faibles revenus: ils dépensent plus pour la santé que les ménages les plus aisés (21,6% de leur revenu contre une moyenne à 10%). De quoi alimenter le débat explosif sur la répartition des coûts de la santé.

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