Samedi soir, le Premier ministre italien a annoncé (sur Facebook) l'arrêt de toute "activité de production non essentielle"
Milan aux temps du coronavirus | épisode № 13

Les Italiens sont appelés à davantage de sacrifices, mais pourquoi pas de dépistage massif?

Toute l'Italie est désormais à l'arrêt. La poste, les services administratifs et les usines qui tournaient encore ont fermé. Les autorités veulent à tout prix endiguer l'épidémie. Mais faute de prélèvements massifs pour dépister les contaminés, le Covid-19 va se répandre dans les familles, met en garde Gea Scancarello, notre correspondante à Milan, elle-même infectée et qui commence à se demander si l'Italie est bien gouvernée.

Quand le Premier ministre Giuseppe Conte s’est adressé aux Italiens, samedi soir, je dormais déjà. Je dormais parce que le coronavirus m'affaiblit et que je n'ai plus la force de faire ce que je faisais avant. Même de me mettre en colère.

Conte a annoncé (via Facebook: de ça aussi, il faudra en parler un jour) qu’à partir de maintenant, tout est à l’arrêt. Tout ce qui était encore ouvert va fermer. Vu de chez nous, qui sommes confinés depuis un mois, le monde semblait déjà figé. Mais non: la poste, les services administratifs, les usines tournaient encore.

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