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Quelle est la différence entre morbidité et létalité?

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Votre questions complète. «Les spécialistes qui s’expriment sur l’épidémie de coronavirus utilisent des termes que je ne comprends pas, comme morbidité et létalité. Quelle est la différence entre morbidité et létalité?» Une lectrice s’interroge sur les réseaux sociaux concernant le vocabulaire trop spécialisé utilisé pour parler de l’épidémie de Covid-19.

La réponse d’Annick Chevillot, responsable du Flux Santé. C’est vrai qu’il n’est pas toujours facile de vulgariser des termes couramment utilisés dans les secteurs scientifiques et médicaux. Surtout lorsque les termes en question sont précis et doivent aider à la compréhension des épidémies en général et plus particulièrement celle de Covid-19 qui nous touche directement en Suisse et en Europe.

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Soignant dans un établissement, qui va payer ma franchise si je suis infecté au travail?

La crise du coronavirus met de nombreuses entreprises et salariés en grande difficulté. Des mesures de soutien ont été décidées et connaître ses droits est plus important que jamais. Heidi.news crée un nouvel espace de questions-réponses juridiques, en partenariat avec l’étude d'avocats SIGMA LEGAL (Genève et Lausanne). Posez-vos questions à l’adresse redaction@heidi.news

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La question complète. Je travaille comme soignant dans un établissement médical. A qui incombe le paiement de ma franchise d’assurance maladie si je suis infecté par le Covid-19 sur mon lieu de travail?

La réponse de Me Kevin Guillet, avocat, étude Sigma Legal (Genève et Lausanne). La Loi fédérale sur l’assurance-accidents (LAA) et son ordonnance (OLAA) prévoient que les travailleurs occupés en Suisse sont obligatoirement assurés contre les accidents (art. 1a LAA), sous réserve des travailleurs à temps partiel qui sont occupés moins de huit heures par semaine chez un employeur (art. 13 OLAA).

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Comment organiser le télétravail de mes employés durant le confinement?

La crise du coronavirus met de nombreuses entreprises et salariés en grande difficulté. Des mesures de soutien ont été décidées et connaître ses droits est plus important que jamais. Heidi.news crée un nouvel espace de questions-réponses juridiques, en partenariat avec l’étude d'avocats SIGMA LEGAL (Genève et Lausanne). Posez-vos questions à l’adresse redaction@heidi.news

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La réponse de Me Alain Alberini, avocat, étude Sigma Legal (Genève et Lausanne). Qu’il résulte d’un ordre de l’employeur ou d’un choix légitime des employés, l’activité professionnelle exécutée depuis le domicile de l’employé n’est pas dépourvue de cadre juridique.

Sans prétendre à une exhaustivité, nous recommandons aux parties au contrat de (télé)travail d’être attentifs aux points suivants.

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Les employés peuvent-ils exiger d’effectuer du télétravail?

La crise du coronavirus met de nombreuses entreprises et salariés en grande difficulté. Des mesures de soutien ont été décidées et connaître ses droits est plus important que jamais. Heidi.news crée un nouvel espace de questions-réponses juridiques, en partenariat avec l’étude d'avocats SIGMA LEGAL (Genève et Lausanne). Posez-vos questions à l’adresse redaction@heidi.news

La réponse de Me Alain Alberini, avocat, étude Sigma Legal (Genève et Lausanne). L’Office Fédéral de la Santé Publique recommande actuellement aux employeurs de «permettre le télétravail». Cependant, l’Ordonnance du Conseil fédéral sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (Ordonnance 2 COVID-19) récemment édictée n’impose le télétravail que de manière limitée, en n’instituant un «droit au télétravail» que pour les employés dits «vulnérables», à savoir les personnes de plus 65 ans ou à risque en raison d’une pathologie, à moins que la nature de l’activité ou le défaut de mesures réalisables n’empêche le télétravail (art. 10c Ordonnance 2 COVID-19).

Doit-on en déduire que seuls les travailleurs «vulnérables» peuvent prétendre à exercer leur activité en télétravail? Vraisemblablement pas. L’employeur est, de par la loi, tenu de protéger la santé du travailleur (art. 328 CO). Or, dans le contexte actuel, les autorités fédérales recommandent aux employeurs de recourir au télétravail. Les cantons de Vaud et Genève ont même ordonné aux employeurs de mettre en œuvre le télétravail dans la mesure du possible. En conséquence, le télétravail s’inscrit dans les mesures que doit prendre l’employeur pour protéger ses employés, quels qu’ils soient, durant cette crise sanitaire. Dans ce cadre, les droits et obligations des employés «vulnérables» devraient donc s’appliquer par analogie aux employés «non-vulnérables» quand bien même ils ne sont pas mentionnés dans l’Ordonnance 2 COVID-19.

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Pourquoi la Suisse ne désinfecte-t-elle pas les rues pour lutter contre le coronavirus?

Un agent de santé de la municipalité de Jammu en Inde pulvérise du désinfectant dans une rue de marché déserte après la fermeture de tous les magasins, à l'exception des pharmacies et des épiceries, le 20 mars 2020. | Keystone / Jaipal Singh

Votre question complète. Les images de silhouettes en combinaison de protection, pulvérisateur au poing, arpentant les rues des métropoles chinoises, coréennes ou encore iraniennes ont fait le tour du monde. En Suisse, les rues ne sont pas désinfectées et cela génère la question suivant d’une lectrice:

«Je viens de recevoir un message avec une vidéo qui montre que les rues et tous les lieux sont désinfectés en Corée du Sud. Ne pouvons-nous pas faire la même chose? Ne pouvons-nous pas interpeller nos autorités?»

La réponse de Lorène Mesot, journaliste au Flux santé. La compréhension des mesures visant à interrompre la transmission du virus nécessite de prime abord d’assimiler la façon dont le coronavirus se propage, que se soit par contact direct, via les surfaces inertes ou par la transmission aérienne.

Phillippe Eggimann, infectiologue et président de la Société médicale de la Suisse Romande:

«Le SARS-CoV-2 se transmet par gouttelettes infectées (toux, parole, éternuement, respiration forte) qui retombent au sol et/ou sur les surfaces dans un rayon de 1 à 2 mètres. Il est peu probable d’inhaler ces gouttelettes lorsque l’on respecte la distance sociale proposée actuellement.»

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Je suis indépendant et mon chiffre d’affaires s’est effondré avec la crise. Puis-je prétendre à une indemnisation économique?

La crise du coronavirus met de nombreuses entreprises et salariés en grande difficulté. Des mesures de soutien ont été décidées et connaître ses droits est plus important que jamais. Heidi.news crée un nouvel espace de questions-réponses juridiques, en partenariat avec l’étude d'avocats SIGMA LEGAL (Genève et Lausanne). Posez-vos questions à l’adresse redaction@heidi.news

La question complète. Je suis indépendant et mon chiffre d’affaires s’est brutalement effondré avec la crise sanitaire. Puis-je prétendre à une indemnisation économique? Si oui, à qui et comment?

La réponse de Me Kevin Guillet, avocat, étude Sigma Legal (Genève et Lausanne). En temps normal, les indépendants ne peuvent prétendre à la couverture d’une perte de gains, dans la mesure où ils assument pour leur propre compte le risque économique. Cependant, avec l’Ordonnance sur les mesures en cas de perte de gain en lien avec le coronavirus (COVID-19), le Conseil fédéral a modifié cette situation et permet aux indépendants de faire valoir une perte de gain auprès de leur caisse AVS.

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Qu’en est-il de la chloroquine en Suisse?

Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article à disposition gratuitement tant ces données sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie en cours et mieux la comprendre.

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Votre question. Beaucoup de lecteurs sont très intrigués par la question de la chloroquine et se demandent ce qu’il faut penser des déclarations du Pr Raoult, qui défend bec et ongles l’usage de la chloroquine dans l’infection à Covid-19. Se pose aussi la question de son utilisation concrète en Suisse. Ainsi, cette lectrice:

«Il semble que certains pays prennent au sérieux la piste du traitement proposé par le professeur Raoult. J'adorerais savoir ce qu'il en est de la Suisse, je n'ai rien vu passer à ce sujet, le savez-vous?»

La réponse d’Yvan Pandelé, journaliste (confiné) au Flux santé. Sur le fond, la question de la chloroquine est loin d’être tranchée, comme nous l’expliquions notamment dans cet article dédié à l’étude de Marseille. Voici les éléments que j’en retiens:

  • le rationnel biologique pour utiliser la chloroquine repose sur un effet antiviral avéré in vitro;

  • l’essai de Marseille donne un résultat spectaculaire, mais il présente trop de failles méthodologiques pour être concluant;

  • les données cliniques sur l’effet de la chloroquine dans Covid-19 sont pratiquement inexistantes dans la littérature scientifique;

  • beaucoup de médecins semblent néanmoins l’utiliser, en Chine, en Italie ou ailleurs en Europe, mais seulement à l’hôpital et dans certains cas sévères.

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Comment se prémunir de la dépression face au coronavirus?

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Votre question complète. Difficile de garder le morale cloisonné entre quatre murs. À l’heure où chacun s’organise et tente de trouver un nouvel équilibre de vie, un lecteur nous a demandé:

Comment peut-on tous se prémunir de la dépression qui guette les Italiens?

L’avis de l’expert. Nous avons posé cette question à Guido Bondolfi, médecin-chef du service de psychiatrie de liaison et dʹintervention de crise aux Hôpitaux universitaires de Genève. Le spécialiste, sur qui repose notamment la prise en charge psychologique des soignants, nous raconte les défis pour la santé mentale liés à la crise ainsi que les stratégies à mettre en place pour y faire face.

Heidi.news — Avez-vous déjà vécu une situation similaire durant votre carrière?
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Qui peut bénéficier du chômage partiel?

La crise du coronavirus met de nombreuses entreprises et salariés en grande difficulté. Des mesures de soutien ont été décidées et connaître ses droits est plus important que jamais. Heidi.news crée un nouvel espace de questions-réponses juridiques, en partenariat avec l’étude d'avocats SIGMA LEGAL (Genève et Lausanne). Posez-vos questions à l’adresse redaction@heidi.news

La question complète. Le chômage partiel (ou RHT-réduction de l’horaire de travail) est sur toutes les langues depuis une quinzaine de jours. Mais qui peut en bénéficier?

La réponse de Me Kevin Guillet, avocat, étude Sigma Legal (Genève et Lausanne). En cas de réduction de l’activité liée à l’épidémie du COVID-19, les employeurs peuvent solliciter une demande d’indemnité découlant de la réduction de l’horaire de travail (RHT) auprès du service cantonal compétent (Vaud : Service de l’emploi ; Genève : l’Office cantonal de l’emploi).

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Coronavirus: est-il raisonnable de laisser son enfant jouer au foot avec des copains?

Keystone / Gaetan Bally

Votre question complète. Un lecteur nous a récemment demandé quels étaient les risques encourus par les enfants durant l’épidémie:

«Quelles activités peuvent envisager les enfants ces prochaines semaines? Quels dangers courent-ils? Peuvent-ils sortir? Est-il raisonnable de faire un foot entre copains?»

La réponse de l’expert. Les conséquences cliniques d’une infection à Covid-19 chez les enfants sont très faibles, peut-être parce que leur système immunitaire réagit différemment au nouveau coronavirus. C’est une bonne nouvelle, mais elle fait des enfants de possibles vecteurs invisibles de Covid-19.

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Connaît-on la durée de persistance du nouveau coronavirus sur un masque?

DR

Votre question complète. Via les réseaux sociaux, vous nous demandez si l’on connaît la «durée de vie» du nouveau coronavirus à la surface d’un masque.

La réponse d’Yvan Pandelé, journaliste (non masqué) au Flux santé. Cher lecteur, il n’y a pas de question bête – à la différence des réponses, mais nous allons essayer d’éviter cet écueil. Il n’existe pas de recherche qui, à notre connaissance, se soit penché directement sur le sujet pour Covid-19, mais certains travaux existent. En deux mots: en cas de contamination du masque, le virus peut sans doute persister plusieurs heures, voire plus.

Il est de toute façon recommandé de changer de masque au maximum toutes les quatre heures et d’éviter de toucher sa surface.

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Coronavirus: les seules règles à respecter sont-elles les mesures d’hygiène et l’éloignement des personnes à risque?

Une affichette informe d'une zone de protection autour du conducteur des transports publics genevois. Genève, le samedi 14 mars 2020. | KEYSTONE / Salvatore Di Nolfi

Votre question. La situation actuelle provoque de nombreuses questions auprès de nos lecteurs. Un lecteur nous a récemment demandé:

Est-ce que les seules règles à respecter sont les mesures d’hygiène et l’éloignement des personnes à risque?

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

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Covid-19: Peut-on poursuivre un Etat pour manquement à son devoir de préserver sa population?

Le président Xi Jinping s'adressant à des malades en visioconférence / Keystone

Votre question complète. Le directeur de Human Rights Watch n’a pas mâché ses mots envers la Chine, lors de l’entretien inaugural du Festival international du film et forum sur les droits humains. Lors de cette interview menée par le directeur éditorial de Heidi.news, Kenneth Roth a fustigé la gestion des stades initiaux de l’épidémie du covid-19 par Pékin. Il a notamment insisté sur la censure des huit médecins de Wuhan qui avaient découvert l’existence du virus. Cette attitude jugée irresponsable a conduit, selon Roth, à la pandémie qui frappe le monde entier.

Face à cela, une lectrice s’est posée, de manière théorique, les questions suivantes:

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Est-il légitime de comparer le nouveau coronavirus et la grippe?

Pixabay / Geralt

Votre question complète. A l’occasion de la parution de la première version de notre article comparant Covid-19 et la grippe, publié le 27 février et intitulé «Covid-19: pourquoi on est loin d’une petite "grippe"», une lectrice nous interpellait sur Facebook sur la pertinence d’affirmer, comme nous le faisions, que l’épidémie de Covid-19 en cours était bien plus sérieuse que la grippe hivernale. Extrait:

«Le titre de l'article est vraiment limite. On va nous expliquer pourquoi... Alors qu'il est impossible de comparer ces deux virus de cette manière à l'heure actuelle. Pour l’un on a des années d'expérience, des méthodes de suivi et d'estimation, pour l'autre on a à peine deux mois de données, aucun recul, une connaissance incomplète de son comportement et des données qui sont brutes dans des situations de crise.

Il y a des chances pour que ce virus soit comme la grippe, ou moins dangereux (il n'y a pas de 'petite' grippe), ou pire, voire bien pire. Mais on est juste incapable de le savoir aujourd'hui et donc prétendre nous expliquer que c'est pire que la grippe c'est faire de la sculpture sur nuage. Et faire peur aux gens.»

Cette même lectrice estimait qu’à travers cet angle nous donnions à l’épidémie un tour alarmiste exagéré, voire racoleur.

La réponse d’Yvan Pandelé, journaliste (sculpteur sur nuage) du Flux santé. L’évolution de la situation en Europe et en Suisse ces derniers jours constitue pratiquement une réponse en soi quant à la gravité de l’épidémie de Covid-19, mais vous soulevez des points intéressants, notamment en matière de traitement journalistique. Pour le fond, je vous renvoie à mon article, régulièrement mis à jour. S’il faut le résumer en une idée-force, ce serait la suivante: prenez le nouveau coronavirus au sérieux.

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Quel est le bilan écologique des alternatives au plastique jetable?

Sébastien Humbert, directeur scientifique de Quantis, répond à notre lectrice.

Vaisselle en plastique jetable. | Christian Beutler / Keystone

Votre question complète. Une lectrice nous a envoyé la question suivante: «La Ville de Genève a interdit le plastique à usage unique pour les activités sur son espace public. Mais quel est le bilan écologique des alternatives, comme les barquettes en fibres végétales, comparé à celui de contenants en plastique? S’agit-il de solutions vraiment meilleures pour l’environnement? Et qu’en est-il de la vaisselle réutilisable?»

La réponse de Sébastien Humbert, directeur scientifique de Quantis, spin-off de l’EPFL spécialisé dans les analyses de cycle de vie. Tout d’abord, je tiens à préciser que Quantis a réalisé une étude pour la Ville de Genève sur ce sujet en amont de la mise en œuvre de sa nouvelle politique sur le plastique à usage unique. La Ville nous a demandé de calculer si la vaisselle lavable et réutilisable était vraiment plus écologique. La réponse est oui: en termes d’émissions de CO2, cette solution est toujours égale ou meilleure au plastique jetable.

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Pourquoi la chloroquine n'a rien d'un remède miracle face au coronavirus

Une usine fabriquant de la chloroquine, un antipaludéen, en Chine | XU CONGJUN/EPA/KEYSTONE

Votre question. Sur Facebook, une lectrice nous demande si la chloroquine est un traitement efficace contre le coronavirus. Il faut savoir que sur le réseau social, des publications en plusieurs langues ont circulé, affirmant que ce médicament anti-paludique permettait de guérir du Covid-19, la maladie liée au nouveau coronavirus.

Nos explications. Le recours à la molécule de la chloroquine, déjà sur le marché pour son indication d’antipaludéen, est effectivement à l’étude, mais il est pour l’heure prématuré — et même dangereux — d’en consommer à cette fin sans avis médical.

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Les Suisses renoncent-ils à voyager en raison du coronavirus?

Une question posée par notre lectrice Martine Jaques.

Un avion de la compagnie Swiss dans un hangar de maintenance à l'aéroport de Zurich. | Christian Beutler / Keystone

Votre question complète. Martine Jaques, une lectrice de Heidi.news, nous a envoyé la question suivante: «J’ai lu avec intérêt le sujet sur l’impact du coronavirus sur l’industrie du tourisme en Suisse. Mais qu’en est-il du tourisme des Suisses à l’étranger et de son impact sur les organisateurs de voyage helvétiques? Il me semble qu’autour de moi, chacun hésite à voyager et à transiter par les aéroports internationaux... Ce phénomène est-il significatif ou les Helvètes continuent-ils globalement à voyager autant qu’avant?»

La réponse de Sophie Gaitzsch, journaliste chez Heidi.news. Comme pour le tourisme étranger en Suisse, il est difficile d’apporter une réponse précise à ce stade. En effet, pour les voyagistes et les compagnies aériennes, il est encore trop tôt pour tirer le bilan du mois de février. Et la propagation du virus depuis ce week-end en Italie, destination prisée des Suisses, devrait encore changer la donne. Les déclarations des principaux acteurs de la branche montrent cependant que les Suisses réfléchissent effectivement à deux fois avant de voyager.

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À quelle quantité de viande correspond l’émission de 80 kilos de CO2?

Image d'illustration | Pixabay / Shutterbug75

Votre question. Nous écrivions le 13 janvier 2019 qu’en arrêtant de manger de la viande durant un mois, les participants d’une expérience de la rédaction du New Scientist auraient pu réduire chacun leur émission de 80 kilogrammes de CO2. Ce qui a suscité cette question de la part de l’une de nos lectrices sur Facebook:

À combien de (kilo)grammes de viande consommée par personne cela correspond-il? Il ne manque pas un chiffre?

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Qui finance le site internet spécialisé MedInside?

Capture d'écran du site MedInside (10 janvier 2020)

Votre question. Nous annoncions le 26 décembre 2019 qu’Antoine Hubert avait été élu personnalité de l’année dans le secteur de la santé lors du concours lancé par la plateforme alémanique spécialisée en santé MedInside. L’une de nos lectrices s’enquérait alors sur Facebook:

Pourriez-vous nous préciser qui finance MedInside, ce site pour les «Health Leaders»?

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Quelles mesures prend Logitech pour augmenter la proportion de femmes dans ses équipes?

Bracken Darrell à Hong Kong, en 2019 | Rise/Creative Commons

Votre question. Dans la newsletter de Bracken Darrell du 3 janvier dernier, le patron de Logitech s’inquiétait d’un rapport du World Economic Forum indiquant que combler les inégalités entre hommes et femmes dans les entreprises prendra un siècle. Pour lui, «nous devons accélérer». L’une de nos lectrices lui a donc demandé comment Logitech s’y prenait pour être exemplaire dans ce domaine.

La réponse de Bracken Darrell, CEO de Logitech. L'égalité des sexes de même que l'égalité pour tous les types de diversité n'existe pas et ne progresse pas assez rapidement. Point barre.

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Pourquoi l’homéopathie est-elle remboursée au titre du principe de confiance en Suisse?

Votre question. À l’occasion d’une table ronde sur les médecines complémentaires, le 16 novembre 2019, au Salon valaisan de la Santé, le Pr Pierre-Yves Rodondi (université de Fribourg) s’amuse:

«En France, on prend plus de risque quand on prononce le mot homéopathie que les mots Gilets Jaunes. En Suisse, nous ne sommes pas là-dedans. On sent une influence française parfois, mais l'homéopathie reste remboursée.»

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En Suisse, la mesure individuelle la plus efficace pour le climat serait-elle de cesser de prendre l'avion?

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?».

Un aéroport international | Jirka Matousek/Flickr/Creative Commons

Votre question complète. Sur Twitter, un lecteur nous interroge sur un article de notre série «Que changer pour le climat?»: «Bonjour, j’ai lu avec attention votre article mettant en avant le choix d’un régime végétarien comme mesure individuelle la plus efficace. C’est peut-être le cas en France, mais le Suisse moyen émet environ deux tonnes de CO2 par an grâce à son pouvoir d’achat plus fort, ce qui en fait un levier à mobiliser plus intéressant que le régime végétarien. En fin de compte, cesser de prendre l’avion n’est-il pas en définitive l’action la plus efficace?»

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique. Merci pour votre intéressante question. Comme nous le précisions dans l’article auquel vous faites référence, l’étude de Carbone 4 que nous citions n’est pas directement transposable au cas suisse. Nous la mentionnions surtout pour signaler l’originalité de la démarche, dont l’objet était d’identifier les leviers les plus «facilement» actionnables par la majorité des Français, plutôt que seulement les postes principaux d’émission. En effet, l’un des problèmes de l’avion, comme vous l’indiquez dans votre question, c’est que ses usages sont très différenciés en fonction des profils socio-économique: pour un ménage modeste, qui ne prend déjà pas l’avion, le levier d’action sera nul. C’est la même chose en Suisse.

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La compensation carbone volontaire pour l'aérien est-elle vraiment efficace?

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?».

Aero Icarus/Flickr/Creative Commons

Votre question complète. Notre lecteur Samuel Vannay nous interroge: «Cet été, j’ai voulu compenser les émissions CO2 d’un séjour en famille en Nouvelle-Zélande, et ai été surpris de la diversité des approches proposées et des certifications possibles. Existe-t-il aujourd’hui une façon efficace de neutraliser le carbone émis par les voyages en avion? Autrement dit, ces initiatives de compensation volontaire permettent-elles vraiment de limiter les émissions de CO2, ou se contentent-elles de retirer des sous de nos comptes?»

La réponse d’Anja Kollmuss, experte en sciences climatiques pour swisscleantech, association professionnelle qui représente 350 acteurs économiques du développement durable. En matière de compensation carbone, il existe deux types de mécanismes qu’il faut distinguer:

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Nos usages numériques liés à internet émettent-ils plus de CO2 que le transport aérien?

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?» et de l’opération «Covering Climate Now», une collaboration mondiale de plus de 250 médias d’information pour renforcer la couverture médiatique du réchauffement climatique.

Le «cloud», à la fois paysage de hublot et métaphore décrivant nos usages informatiques dématérialisés. | eward stojakovic/Creative Commons

Votre question complète. Notre abonné Jean-Christophe Zufferey nous pose la question suivante: «Cet été a été beaucoup évoqué l’impact du numérique, selon laquelle le secteur du numérique est reponsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. C’est énorme comparé à l’aviation civile, qui, nous dit-on, ne représenterait que 2% des émissions globales de CO2, ce qui me laisse dubitatif. Est-ce vrai qu'internet émet plus de carbone que le transport aérien?»

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique. Votre question interroge sur ce que représentent vraiment ces chiffres, qui ont été obtenus par des méthodes de calcul très différentes. Ils sont justes, car correctement sourcés! Mais il comportent des incertitudes qui compliquent leur comparaison directe, d’autant plus que tenir compte uniquement des émissions de CO2 de l’aviation conduit à sous-estimer son effet sur le climat. Explications.

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