La Start-up lausannoise Artmyn a participé à l'authentification d'une Vierge au fuseau probable quinzième toile attribuée à Leonard de Vinci.

Quand la tech s’attaque à l’opacité du marché de l’art

50% des 40 millions d’œuvres échangées sur un marché de 63 milliards de dollars sont fausses ou mal attribuées. De nouvelles technologies tentent de résoudre ce problème avec pour conséquence de rendre ce domaine plus transparent mais aussi plus accessible. Et plus facilement investissable par la finance.

Cette énigme de l’histoire de l’art a été résolue par une lettre vieille de cinq siècles conservée à Genève et une start-up high-tech de Lausanne. Il y a un peu plus de trois ans, une Vierge au fuseau, un petit tableau sur bois de 50 par 36 centimètres, est confiée à la restauratrice Cinzia Pasquali à Paris. Réapparue lors d’une vente au XIXème siècle et propriété aujourd’hui d’un collectionneur privé, cette œuvre est accompagnée d’un mystère: s’agit-il d’un tableau peint par Léonard de Vinci?

Un passionnant documentaire de Frédéric Wilner diffusé sur Arte («Léonard de Vinci: le chef d’œuvre redécouvert») a suivi l’enquête sur cette question des experts de l'Opificio delle Pietre Dure de Florence et de Vincent Delieuvin, conservateur de la peinture italienne du XVIe siècle au Louvre. La réponse a abouti à faire de ce tableau l’une des révélations de l’exposition-événement que le musée parisien consacre actuellement au maître italien. Et à mettre en avant la technologie d’Artmyn, un spin-off de l’EPFL.

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