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Proche-Orient: la politique du pire

Manifestation dans le quartier de Sheikh Jarrah. Mahmoud Illean KEYSTONE

Mais où sont les Sadate, les Rabin, les Clinton? Où est l’initiative de Genève? Où est la Suisse, qui avait une voix au Proche-Orient, et qui se contente aujourd’hui de «condamner fermement» les tirs de roquettes du Hamas et de «déplorer» l’opération militaire de Tsahal. N’y a-t-il plus dans ce dossier qu’une rhétorique éculée, de mauvais acteurs et une communauté internationale impuissante?

Alors que les regards de la diplomatie internationale se sont détournés de la question palestinienne, les extrémistes des deux camps se sont réveillés depuis une semaine, dans un déluge de feu, de violence et de fureur, faisant plus de 200 morts, Palestiniens pour la plupart. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit aujourd’hui, après des jours de blocage, alors que l’intensité des bombardements ne faiblit pas. La maison du chef du Hamas a été bombardée à Gaza ainsi que l’immeuble abritant les locaux de la chaîne de télévision Al-Jazeera et l'agence de presse Associated Press. La rue a manifesté son indignation, ce week-end, dans plusieurs villes d’Europe, dont Genève, Lausanne, Zurich et Bâle.

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