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Pourquoi «Le Consentement» de Vanessa Springora me réjouit autant qu’il me peine

Annick Chevillot

«Le Consentement» de Vanessa Springora est à la source de l'affaire Gabriel Matzneff, qui a secoué la scène littéraire française pendant les fêtes. Dans son récit, l'auteure relate l'emprise que l'écrivain français, par ailleurs pédophile militant, a eue sur elle.

Le scandale a éclaté publiquement au moment où les familles préparent et célèbrent Noël. Depuis, les médias ont transformé «Le Consentement», de Vanessa Springora, en affaire. Face au déballage médiatique, je me suis posé une question simple: et si le fait de parler de «l’Affaire Matzneff», de repasser en boucle ses apparitions à la télévision et de rouvrir ses livres, était une insulte supplémentaire à l’une de ses victimes, Vanessa Spingora? La déflagration causée par son témoignage a démarré bien avant la sortie du livre en librairie, le 2 janvier.

Certes, on est scandalisé par la complaisance qui a entouré les abus commis par l’écrivain français, âgé de 50 ans au moment des faits, alors que sa victime avait 14 ans. On braque les projecteurs sur l’éphébophile autoproclamé, ayant fait l’apologie de la pédophilie dans plusieurs ouvrages.

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