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Monika Schmutz Kirgöz, ambassadrice des chocs

Le conseiller fédéral Alain Berset et l’ambassadrice suisse à Beyrouth Monika Schmutz Kirgöz dans un vol au dessus du Liban, en 2018. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Il y a longtemps, j’ai fait mes études avec l’actuelle ambassadrice de Suisse au Liban, Monika Schmutz Kirgöz. Nous avons suivi les mêmes cours, partagé le même appartement, embrassé les mêmes garçons (pas en même temps, qu’on se rassure). Nous étions amies.

Quand, le 4 août dernier, 2700 tonnes de nitrate d’ammonium stockés depuis huit ans dans des hangars vétustes sur le port de Beyrouth explosent, balayant une bonne partie de la ville et de ses habitants, j’ai tout de suite pensé à elle, m’inquiétant pour sa santé. Je la contacte. Au téléphone, je retrouve sa voix, son énergie, sa volubilité, comme si trente ans n’avaient pas passé. Elle n’a pas beaucoup de temps pour discuter, pas plus de quinze minutes. Au final on parlera bien plus longtemps.

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