Dans Milan confinée, le 12 mars.
Milan aux temps du coronavirus | épisode № 05

Milan, ville zombie

Depuis le décret publié mercredi pour renforcer les mesures de confinement, Milan n'est plus peuplée que de fantômes. Ils font la queue devant les supermarchés ou livrent des repas chauds aux enfermés. Pour être dehors, tous doivent justifier d'au moins trois "raisons valables". Nos journalistes Gea, 40 ans, toux et nez bouché, température de 36,9, et Gabriele, 42 ans aucun symptôme grippal, température de 36,7, n'en ont qu'une: témoigner.

Après cinq jours de confinement, Milan baigne dans une atmosphère spectrale. Le gouvernement a ordonné mercredi soir, par un nouveau décret, la fermeture des derniers commerces, bars et cafés encore en activité. Les citoyens sont de facto assignés à résidence. Claquemurés dans la panique de la contagion.

Dehors, la ville est vide, terne, grise. Les bus à l'arrêt ressemblent à des baleines échouées, rejetées par un océan obscur et muet. Et les sanglots des ambulances, toujours plus rapprochés, entretiennent l'angoisse.

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