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Michael Lauber, l’hypothèse du naufrage

Keystone / Peter Klaunzer

Il quitte enfin son poste de procureur général de la Confédération. C’est par une «déclaration personnelle» de quelques lignes que Michael Lauber a mis un terme à une saga longue de deux années et qui semblait sans issue. Longtemps très combatif, mais progressivement lâché de toutes parts, le procureur général de la Confédération a pris acte de l’arrêt du Tribunal administratif fédéral (TAF), publié vendredi 24 juin, confirmant partiellement la sanction prononcée à son encontre par l’Autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (AS-MPC). L’instance avait conclu, en mars 2020, a des violations graves et répétées du devoir de fonction. S’il persiste à nier «fermement» les mensonges qui lui sont reprochés, il constate avec lucidité: «le fait qu’on ne me croie pas […] est préjudiciable» à l’autorité de poursuite pénale.

Pourquoi c’est important. Le Ministère Public de la Confédération (MPC) a la lourde tâche d’assumer la poursuite des infractions de compétences fédérales, touchant notamment à la sûreté de l’État, au terrorisme, à la criminalité économique internationale et aux crimes contre l’humanité. Indispensable dans l’accomplissement de sa mission, l’entraide judiciaire le conduit à entretenir des relations avec de nombreux Etats. La crédibilité de l’institution et de son procureur général sont à ce titre essentielles.

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