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Mathias Reynard m'explique pourquoi il choisit son canton plutôt que la présidence de son parti

Géraldine Savary

Toutes les deux semaines, Géraldine Savary contribue à Heidi.news au travers d’une rencontre afin de dessiner, article après article, une constellation de personnalités dont le tracé serait totalement subjectif, aléatoire et transparent.

Aujourd’hui nous parlerons avec Mathias Reynard, qui nous explique pourquoi il se porte candidat au Conseil d’Etat valaisan et lâche la course à la présidence de son parti, le PS. Peut-on écrire sur quelqu’un qu’on aime? Cette chronique tentera de s’y appliquer. Que les lectrices et les lecteurs me pardonnent ma bienveillance pas du tout journalistique à son égard et l’expression de nos sentiments d’amitié.

Je rencontre mon interlocuteur dans un bistrot de Berne, au Zimmermania. Une vraie brasserie où l’on mange des os à moelle et de la tête de veau. Niché dans la vieille ville, dans une rue qui abrite quelques appartements de politiciennes et de politiciens, l’endroit est souvent fréquenté par d’éminents démocrates-chrétiens alémaniques qui battent le carton. Je m’y suis collée parfois, les parties de cartes étant l’occasion parfaite pour faire avancer ses pions l’air de rien, même s’il faut pour cela faire semblant de perdre  un pli «oben unten» avec un jeu décoré de glands et de trucs arborescents. Abattre ses cartes, c’est bien la question qui occupe aujourd’hui Mathias Reynard. Après mûre réflexion, il sera le valet d’atout de la gauche pour le Conseil d’Etat valaisan.

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