| idées

Ma rencontre avec Bernardino Regazzoni, un ambassadeur à Pékin

Géraldine Savary

Toutes les deux semaines, Géraldine Savary contribue à Heidi.news au travers d’une rencontre afin de dessiner, article après article, une constellation de personnalités dont le tracé serait totalement subjectif, aléatoire et transparent.

- Alors monsieur l’ambassadeur, comment allez-vous?

Devant moi, la silhouette de Bernardino Regazzoni tremble, sa voix me parvient, étouffée. La communication entre la Chine et la Suisse est difficile. Sur la lucarne de mon ordinateur, on m’annonce que la «connexion est médiocre». Comme si je ne m’en apercevais pas moi-même. Un coup des Chinois? Un cryptage qui brouille les conversations? Il est 9 heures en Suisse, 15 heures à Pékin. L’ambassadeur de Suisse en Chine a accepté cet entretien, après le feu vert du département des affaires étrangères.

Il a mis une cravate bleu pétant, j’ai enfilé une veste élégante sur un pantalon de jogging fatigué. Histoire de respecter les règles du protocole diplomatique, quelles que soient les circonstances. Sur le mode: soit! assistons à l’effondrement de notre monde, mais la cravate au cou et les épaules couvertes.

Cet article est réservé aux abonnés.

Accédez à tous nos contenus, soutenez une rédaction indépendante.

S'abonner

Recevez chaque jour des actualités thématiques en vous inscrivant à nos newsletters gratuites.

Sortir de la crise, la newsletter qui aborde les enjeux de la sortie de crise selon une thématique différente

Lire aussi