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Iran: les villes de province en première ligne

Une manifestation à Téhéran | Wikimedia Commons

Pendant la révolution islamique de 1979, les manifestations étudiantes de 1999 ou le mouvement vert de 2009, c’est toujours la capitale, Téhéran, ville politique par excellence, qui fut l’épicentre de la mobilisation. A force, les unités de police et les milices semi-civiles, les bassidji, ont appris à maîtriser la mégapole. Elles savent contenir ou disperser les rassemblements et même éviter qu’ils se forment, en barrant les accès en amont. Alors d’autres villes ont pris le relais et défié le régime: Shiraz, Machhad, Ispahan, Tabriz, Zanjan, etc.

L’excellent journaliste iranien en exil Maziar Bahari, qui fut emprisonné en 2009, a lancé Iran Wire, un site d’info participatif qui fait justement apparaître ce rôle nouveau des provinces. Cet article montre par exemple l’étendue de la mobilisation de mi-novembre 2019 contre la hausse des prix de l’essence (une centaine de villes) et l’étendue de la répression: plus de 300 morts en quatre jours. Une source précieuse pour apprécier la fragilité de la situation intérieure alors qu’aujourd’hui, après la mort de Ghassem Soleimani, on parle surtout de la présence iranienne à l’extérieur.

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Iran Wire

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