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Les stéréotypes de genre freinent les carrières féminines dans la recherche

Lors de l'événement «Science Careers in Search of Women", au Argonne National Laboratory/ Wikimedia Commons

La société est imprégnée de stéréotypes de genre. Et ces biais n’épargnent pas les scientifiques, conclut une étude publiée dans Nature Human Behaviour. Elle montre que les jurys du CNRS chargés de nommer les directrices et directeurs de recherches de l’institution associent davantage «science» avec le qualificatif masculin, ce qui favorise les hommes lors de promotions.

Pourquoi c’est important. En France, le CNRS compte 35% de chercheuses. Au niveau des directeurs de recherche, le statut de plus élevé dans l’institution, la proportion de femmes tombe à 29%. Cette faible part de femmes dans la recherche, et le fait que la représentation féminine diminue à mesure que l’on gravit les échelons hiérarchiques, est loin d’être un phénomène isolé. En Suisse, les universités atteignent péniblement 22,8% de professeures.

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