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Les médecins de famille liés à l’industrie ont la main plus lourde pour prescrire

Une pluie de médicaments. | Pixabay / qimono

Les médecins qui ne reçoivent pas d’avantages de l’industrie pharmaceutique tendent à prescrire avec moins de prodigalité. C’est la conclusion d’une vaste étude conduite par l’université de Rennes sur plus de 40’000 médecins généralistes français, publiée dans le British Medical Journal et relayée par Le Monde. Par rapport aux médecins en lien financier avec l’industrie, les médecins entièrement indépendants ont adopté des prescriptions moins coûteuses, et limité l’usage de certains médicaments controversés pour leur usage excessif (vasodilatateurs, benzodiazépines, sartans).

Pourquoi c’est intéressant. Ces dernières années ont vu une prise de conscience croissante de l’influence de l’industrie pharmaceutique, au fil de scandales sanitaires comme celui du Médiator en France ou des opioïdes en Amérique du nord. Nombreuses sont les études à témoigner d’un lien statistique (la causalité restant difficile à démontrer) entre les liens d’intérêts avec l’industrie et les pratiques des médecins. Depuis 2012, tous les praticiens français doivent déclarer sur une base de données publique l’ensemble des avantages, financiers ou en nature, qu’ils perçoivent de l’industrie. C’est sur ces données que se fonde l’étude de Rennes.

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