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Les futures colonies spatiales de Jeff Bezos sortent tout droit des seventies

Une colonie spatiale vue de l'intérieur | Rick Guidice pour NASA Ames Research Center

Le 9 mai dernier, Jeff Bezos, patron de Blue Origin, a détaillé ses grandes ambitions dans l’espace. D’abord à court terme avec son alunisseur Blue Moon. Mais aussi à très long terme: Bezos a partagé sa vision de la colonisation spatiale. Vision inspirée, raconte le site CityLab, par les travaux de Gerard O'Neill dans les années 1970, un physicien de Princeton dont Bezos fut l’élève et dont il revendique la filiation.

L’histoire. Après les premiers pas américains sur la Lune en 1969, un petit groupe de passionnés autour de Gerard O'Neill a commencé à imaginer la phase suivante. Soit rien de moins que la construction de cités en orbite inspirées de villes existantes sur Terre et censées héberger des millions de personnes.

Les colonies O’Neill, pensées avec l’aide d’étudiants, puis d’ingénieurs, d’architectes et d’artistes, sont de gigantesques vaisseaux spatiaux, prenant la forme de sphères, de cylindres et de tubes courbés. Pour alimenter ces cités, O’Neill imagine une catapulte électromagnétique, capable d’envoyer les matières premières extraites sur la Lune jusqu’aux habitants de l’espace.

Le contexte. Les années 1970 aux États-Unis sont marquées par la guerre du Vietnam, les chocs pétroliers de 1973 et 1979 et la prise de conscience croissante de la fragilité de la Terre. Parallèlement, la conquête spatiale fascine – le premier Star Wars date de 1977. Un contexte qui résonne 50 ans plus tard avec la crise climatique et écologique que nous vivons aujourd’hui.

En images. Pour donner vie à son urbanisme spatial, O’Neill s’entoure de dessinateurs de talents, Rick Guidice et Don Davis, qui baignent dans la contre-culture de leur époque.

Voici les colonies spatiales telles qu’ils les ont imaginées.


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Intérieur d'un cylindre O'Neill, alternance de «tranches» et «fenêtres» | Rick Guidice pour NASA Ames Research Center


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Intérieur d'une «sphère de Bernal» capable d'accueillir 10'000 personnes | Rick Guidice pour NASA Ames Research Center


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Vue extérieure d'un cyclindre O'Neill | Ron Davis pour NASA Ames Research Center


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Autre vue sur une «sphère de Bernal» | Rick Guidice pour NASA Ames Research Center


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Extérieur d'un cylindre O'Neill | Rick Guidice pour NASA Ames Research Center


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Éclipse solaire dans une colonie | Ron Davis pour NASA Ames Research Center

Et voici les colonies spatiales version Blue Origin et Bezos. La similitude est frappante.


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Illustration d''artiste des futures colonies spatiales imaginées par Bezos, ici une ville qui ressemble à Florence | Blue Origin


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Et ici Seattle | Blue Origin

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Lire l'article sur CityLab

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An exquisite french meal brings a famous songbird close to extinction

The ortolan bunting is a famous songbird | Pierre Dalous, Wikipedia

A large scale study reveals a massive population decline of ortolan bunting, due to traditional hunting mainly in France. The study led by the Institute for Ecology and Evolution of the University of Bern, partnered with an international science team, studied the migration and demographic of the famous songbird (Emberiza hortulana).

Why this is important. The species is near extinction in Northern and Western Europe – in Switzerland the number dwindled to less than twenty. In France the songbird is considered a delicacy and despite its banishment from restaurant’s menus in 1999, its hunting never stopped. Around 30’000 birds are killed every summer in the southwest of France. In December 2016, the European Commission indicted France before the European Court of Justice for breaching the regulations of the Birds Directive.

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Comment gérer le loup: le canton de Vaud fait appel à un expert

Une meute a déjà été observée en Valais | DR

Après l’annonce de l’observation, ensemble, de trois loups dans la région de Le Vaud, une séance d’information avec pour titre «Le loup notre nouveau voisin», a eu lieu jeudi soir à Longirod, village du pied du Jura. Elle a fait salle comble. Heidi.news, qui a révélé l’observation des trois canidés, y était.

Pourquoi on en parle. Ces loups ne forment pas encore une meute – il faudrait pour cela y trouver un louveteau. Or les spécialistes s’attendent à voir des petit au printemps. De tous côtés, on tente d’apaiser la situation autour du grand prédateur, de plus en plus animée en Suisse depuis quelques années.

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L'Institut fédéral de métrologie ouvrira ses portes au public le samedi 25 mai

Un chercheur au travail à l'Institut fédéral de métrologie | PETER KLAUNZER/KEYSTONE

L’Institut fédéral de métrologie (METAS), l’autorité Suisse de référence, organise demain sa journée portes ouvertes! Samedi 25 mai 2019, de 9h30 à 16h30, l’institut situé près de Berne dévoile les coulisses de la métrologie, c’est-à-dire la science de la mesure.

Pourquoi c’est intéressant. C’est le rôle des normes internationales de s’assurer qu’une minute à la même durée partout, ou qu’un écrou de 6 mm a le même diamètre en Suisse qu’ailleurs. Mais encore faut-il dans chaque pays un organe national chargé de contrôler la conformité des instruments de mesure: c’est l’une des missions du METAS.

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L'Unesco se préoccupe du genre des IA dans nos assistants vocaux

Une femme interagit avec un robot lors d'une exposition à Londres, en mai 2019 (image d'illustration) | FRANK AUGSTEIN/AP/KEYSTONE

Sexistes, nos assistants vocaux? Oui, selon un rapport de l’Unesco (EN), qui s’émeut du genre de nos compagnons dotés d’intelligence artificielle (IA): Siri (iPhone), Alexa (Amazon Echo), Cortana (Microsoft) ou même Google Home ont tout(e)s un timbre féminin, ce qui renforce les stéréotypes de genre, déplore l’Organisation des Nations-Unies.

Pourquoi c’est important. Le genre des assistants vocaux influence les scénarios de dialogue écrits par les ingénieurs. Comme le titre le rapport, jusqu’à peu, Siri répondait «Je rougirais si je le pouvais (I blush if I could)» quand l’utilisateur l’injuriait par un «Siri, tu es une pute (Siri you’re a bitch)». De quoi véhiculer une certaine image de la femme…

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Grâce à l'IA, les œuvres d'art prennent vie

Des chercheurs moscovites du Samsung’s AI Center animent des portraits grâce à l’intelligence artificielle, sans recours à la 3D. Ils ont notamment testé leur système sur des œuvres d’art, comme la célébrissime Mona Lisa. Leurs travaux, qui n’ont pas encore été publiés dans une revue scientifique, sont disponibles en ligne sur arXiv (EN).

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Relire l'article de Heidi.news sur les prouesses de ce type d'algorithme ou lire l'explication sur Cnet (EN)

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Le labo américain: collaboration militaire, IA et cancer du poumon, Big Data et diabète

Le célèbre Massachussets Institue of Technology de Boston | KEYSTONE / AP RAYMOND HUFFMAN

Chaque semaine, notre correspondant à Boston Lionel Pousaz décrypte les dernières actualités scientifiques et techniques aux États-Unis.

Le MIT de Boston et l’US Air Force annoncent une collaboration. L’armée américaine investira 15 millions de dollars par année pour développer des projets d’intelligence artificielle au sein du futur MIT-Air Force AI Accelerator. Cet accord fait polémique. L’Institut de recherche assure que les projets ne seront pas classés secrets et resteront intégralement ouverts à la publication. Tech Crunch (EN)

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Sauver la planète de la crise climatique en volant moins: la grande prise de conscience des universités romandes

Un avion de la compagnie Swiss à l'aéroport de Zurich (Image d'illustration) | CHRISTIAN BEUTLER/KEYSTONE

De nombreux scientifiques prennent l’avion plusieurs fois par an pour présenter leurs recherches dans des conférences. Mais, urgence climatique oblige, ce qui était longtemps une évidence fait désormais débat. Un symposium organisé par l’Académie suisse des sciences est consacré à ce sujet brûlant ce vendredi à Berne.

Ce qui est en train de changer. Depuis quelques mois, la thématique prend de l’ampleur dans le milieu académique suisse. Quelle est la part du transport aérien dans le bilan carbone des universités? Qui en est à l’origine? Et que faire pour le réduire? Les hautes écoles romandes analysent leurs habitudes et prennent des mesures.

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SpaceX a placé en orbite, d'un coup, les 60 satellites de Starlink pour l'internet spatial

La nuit passée, une fusée Falcon 9 de SpaceX a déployé dans l’espace pas moins de soixante satellites de télécommunications. La firme d’Elon Musk ambitionne d’en lancer à terme près de 12’000 en orbite basse, au sein de sa constellation Starlink, un service d’accès à internet qui sera accessible depuis n’importe quel point du globe.

Pourquoi c’est important. L’accès à internet — et la téléphonie— par satellite sont vus comme le nouvel eldorado par les industriels. Selon nos calculs, ce sont 15 000 à 25 000 satellites qui pourraient être lancés d’ici cinq à dix ans si tous les projets sont menés à leur terme. Une profusion qui pourrait créer de sérieux embouteillages dans l’espace et multipliera les risques de collisions.

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Relire l'article détaillé de Denis Delbecq écrit à la veille de ce lancement

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Au programme de votre Flux Sciences ce vendredi

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue pour cette dernière journée d’infos scientifiques de la semaine sur Heidi.news. Je vous accompagne aujourd’hui, et me ferai un plaisir de les sélectionner pour vous. Mais n’hésitez pas à réagir, poser vos questions, faire vos remarques, en nous écrivant: sciences@heidi.news).

Au programme aujourd’hui:

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La pompe secrète des bactéries pour devenir résistantes aux antibiotiques

Cette souche de staphylocoque doré résistant a été magnifiée 50'000 fois | CDC, Matthew J. Arduino

Des chercheurs de l’Institut de biologie et chimie des protéines, à Lyon, ont découvert comment la résistance aux antibiotiques peut se disséminer entre bactéries. Publié dans Science, ce résultat révèle le rôle crucial d’une protéine bactérienne, une «pompe» qui expulse les composés toxiques, dont les antibiotiques, et permet ainsi à la cellule de gagner du temps pour mettre en œuvre des protections plus spécifiques.

Pourquoi c’est intéressant. Les antibiotiques constituent une classe de médicaments très importante, principal rempart de la médecine contre les infections bactériennes. Mais de plus en plus de microbes résistent à ce genre de traitements. Ces travaux pourraient aider à enrayer la propagation des résistances aux antibiotiques, l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale selon l’OMS.

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L'urgence des maladies non transmissibles ne fait pas réagir les gouvernements

Ouverture de la 72e Assemblée mondiale de la santé, Genève | Keystone

Première cause de mortalité dans le monde, les maladies non-transmissibles ne suscitent que peu de mobilisation, en terme de prévention et de lutte, de la part des gouvernements. En marge de la 72e Assemblée mondiale de la santé, qui s’est ouverte lundi à l’OMS à Genève, s’est tenue une réunion de suivi de la feuille de route établie par l’ONU pour contrer ce fléau. Mais une fois de plus, les avancées sont minimes, déplorent les ONG.

Pourquoi c’est regrettable. Souvent considérées comme des maladies des sociétés occidentales, ces pathologies chroniques sont désormais un fardeau sanitaires également pour les pays du Sud, quel que soit leur niveau de revenus. Elles sont responsables de trois morts sur cinq dans le monde, rappelle l’OMS.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

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Pourquoi la Nasa ne posera pas le pied sur la Lune en 2024, comme rêvé par Donald Trump

Artemis, le nom donné la nouvelle mission lunaire habitée de la Nasa | Nasa

Le président américain a annoncé récemment vouloir voir les Etats-Unis retourner sur la Lune d’ici 2024, soit quatre an plus tôt que la date prévue initialement de 2028. Le New York Times revient sur cette annonce, et décrypte en plusieurs arguments pourquoi cet agenda est irréaliste.

Premier élément troublant: Donald Trump n’aurait jamais parlé directement en détails de cette ambition avec Jim Bridenstine, l’actuel administrateur de l’Agence spatiale américaine (Nasa). Voici les autres cailloux dans la chaussure du Président américain:

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L'expédition Under The Pole a détecté les coraux mésophotiques les plus profonds du monde

Une équipe de plongeurs d'Under The Pole prend une photo-quadrat par 120 m de profondeur | GHISLAIN BARDOUT / UNDER THE POLE / ZEPPELIN NETWORK

Record battu! L’expédition scientifique Under The Pole III, qui explore les fonds marins par la plongée, a découvert il y a quelques semaines le corail le plus profond au monde, trouvé à -172 mètres. Heidi.news s’est entretenu avec l’explorateur français Ghislain Bardout, principal instigateur de la mission.

Pourquoi c’est important. En surface, les récifs coralliens encaissent de plein fouet le choc climatique. Ils occupent moins de 1% de la surface de la planète, mais abritent plus de 25% de la vie marine. Les chercheurs espèrent que les moyennes profondeurs puissent leur offrir un refuge, ce qui permettrait de recoloniser à terme les récifs de surface. On parle alors de coraux mésophotiques (que l’on trouve normalement entre 30 et 150 mètres de fond)

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Quarante-six balles de tennis empilées, qui dit mieux?

Pour étudier le phénomène de friction, un physicien géorgien construit des tours avec des balles de tennis. Son record est aujourd’hui un édifice de six niveaux, avec 46 balles.

Pourquoi c’est étonnant. Certaines figures réalisées par Andria Rogava, professeur d’astrophysique à l’Ilia State university de Tbilissi (Géorgie) semblent défier les lois de la pesanteur. C’est la friction entre ces objets rugueux qui permet de réaliser des empilements étonnants.