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Le retour en grâce des drogues hallucinogènes en médecine expliqué par un de ses acteurs

Pixabay / Stuart Hampton

LSD, psilocybine, mescaline… Très en vogue dans les années 60, puis classées comme stupéfiants et interdites, ces drogues hallucinogènes sont en train de connaître un renouveau dans le domaine médical. Dans une tribune publiée sur le site médical Stat, Shlomi Raz, fondateur de la société pharmaceutique Eleusis, se félicite de ce retour en grâce. En activant les récepteurs de la sérotonine dans le cerveau, ces substances hallucinogènes ont une puissante action anti-inflammatoire, qui pourrait bien s’avérer utile dans des pathologies à forte dimension neuro-immune comme la maladie d’Alzheimer ou la dépression chronique.

Pourquoi cela pourrait bien arriver. Les recherches sont assez avancées. Eleusis travaille à montrer l’efficacité du LSD à faible dose dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Tout l’enjeu consiste à conserver une efficacité thérapeutique tout en limitant l’effet psychotrope de la substance. L’absence de toxicité aigüe vient d’être démontrée (essais de phase 1), mais il reste encore à montrer que l’efficacité est au rendez-vous chez suffisamment de patients. L’autre axe de recherche prometteur est celui de la psilocybine –le principe actif des champignons hallucinogènes– pour traiter la dépression résistante. Deux essais cliniques de phase 2 sont en cours.

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