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Les Alémaniques refusent sèchement l'aide aux médias

Image d'illustration. | Keystone / Peter Klaunzer

C’était le résultat le plus attendu de cette journée de votations. La loi sur l’aide aux médias a été refusée, assez sèchement, par 54,6% des voix ce dimanche 13 février. Tous les cantons romands, sauf le Valais, l’ont cependant acceptée. Un vrai Röstigraben. Les raisons de ce gâchis sont multiples: le ressentiment d’une partie du public face à la couverture de la crise sanitaire et quelques incidents de campagne, dont l’infinie maladresse du patron de Ringier. Mais c’est surtout le paquet, indigeste, boursouflé, préparé dans les officines du Parlement, qui a eu raison des bonnes intentions de départ.

Le peuple n’a pas voulu donner 151 millions de francs supplémentaires, aux grands éditeurs, aux petits journaux, à la presse régionale, aux radios locales, aux télévisions locales, aux sites en ligne, à la formation des journalistes, aux médias associatifs, bref, à beaucoup de monde. Sans doute trop. Pour n’avoir pas choisi, le Parlement a fait couler la loi, selon le principe qu’à vouloir contenter tout le monde, on ne séduit personne. Reste à reprendre le dossier au plus vite, car la Suisse romande a intérêt à avoir une presse forte et diversifiée.

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