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Que dit la délocalisation de Symetis des faiblesses de la Medtech romande?

Boston Scientific, dont le siège est à Marlborough (Massachusetts), a racheté Symetis pour 430 millions en 2017.

Un porte-parole de l’entreprise de technologies médicales Symetis a confirmé à Heidi.news l’information rendue publique par la RTS d’une possible délocalisation de l’entreprise vaudoise rachetée il y a deux ans par Boston Scientific. Le groupe américain évalue actuellement un transfert de ses activités du site d’Écublens (Vaud) vers celui de Galway, en Irlande. Cette décision pourrait aboutir à la suppression de plus d’une centaine d’emplois dans le secteur. Inaugure-t-elle une vague de délocalisations des nombreuses medtechs romandes possédées par des groupes étrangers?

Pourquoi on en parle. Symetis donnait l’impression d’avoir mené un parcours exemplaire dans l’univers des start-up: innovation, développements cliniques et industriels, levées de fonds de capital-risque, commercialisation, et finalement revente au géant Boston Scientific en 2017... Mais le groupe américain, qui n’a guère d’ancrage en Suisse, fonde ses décisions sur la seule rationalité économique. En creux, cette délocalisation raconte la difficulté qu’ont les start-up romandes à trouver des financements en capitaux locaux, surtout en fin de cycle de développement, et à entrer en bourse pour demeurer indépendantes. D’où une perte de substance économique locale, déjà constatée après le rachat d’EndoArt par Allergan en 2007.

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