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La probabilité d'être infecté par le coronavirus pourrait dépendre du groupe sanguin

GAETAN BALLY/KEYSTONE

Face au coronavirus, tous les groupes sanguins ne seraient pas égaux, selon une étude chinoise. Cette dernière n’a toutefois pas encore été publiée dans une revue scientifique, ni validée par d’autres chercheurs. En étudiant 2100 personnes infectées par le virus, dont 10% sont décédées, ces chercheurs montrent que les personnes de groupe sanguin O avaient 33% moins de risque d’être touchées, contre 20% de sur-risque pour celles de groupe A. France Inter explique pourquoi cette piste est sérieuse.

Pourquoi il faut rester prudent. Cela ne signifie pas que la détention d’un groupe sanguin O confère un «totem d’immunité», pour reprendre les mots du Dr Jean-Jacques Fraslin sur Twitter. C’est en réalité plus compliqué: la raison tiendrait aux anticorps anti-A et anti-B naturellement produits par les personnes de groupe O. Ceux-ci ne protègeraient pas du virus en lui-même… mais des marqueurs A ou B produits, avec la charge virale, par les personnes contaminées de groupe A, B ou AB! Des chercheurs français de l’Inserm ont mis au jour cette mécanique in vitro il y a quelques années, que résume le schéma ci-dessous. Autrement dit, si cette hypothèse est confirmée, les personnes de groupe O resteraient vulnérables à la charge virale des personnes de même groupe sanguin, ces derniers représentant tout de même 45% de la population mondiale.

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J. Le Pendu/Glycobiology

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