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La polémique enfle autour de peintures rupestres annoncées comme néandertalienne

Peinture rupestre de La Pasiega, Espagne | C.D Standish, A.W.G. Pike et D.L. Hoffmann

Neandertal pouvait-il peindre? Ce vieux débat de la paléoanthropologie connait depuis une année un regain d’intérêt avec la découverte en 2018 de trois peintures rupestres espagnoles datées de 64’800 ans. Un âge où l’homme moderne n’était pas encore présent en Europe. Or plusieurs réponses et critiques ont été publiées depuis par d’autres chercheurs, remettant en cause cette datation. La dernière en date a été publié dans Journal of Human Evolution par une quarantaine d’auteurs. Mais, comme le détaille New Scientist, cette critique fait à son tour l’objet d’une controverse.

L’origine de la polémique. La datation des peintures espagnoles a été obtenu par le ratio uranium/thorium dans des cristaux de calcite les recouvrant. Or, plusieurs paléoanthropologues remettent en cause la validité de cette méthode pour ce cas précis. Ils rappellent également que l’art rupestre en Europe serait apparu il y a environ 40’000 ans selon les différentes données archéologiques retrouvées sur tout le continent. Trouver un exemple qui serait 20’000 ans plus âgé serait donc douteux. Depuis, d’autres chercheurs se sont exprimés pour souligner le caractère peu scientifique d’un tel argument.

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Lire l'article dans New Scientist

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