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La météo américaine se dote d'un nouvel outil de prévision, déjà critiqué par des spécialistes

Le cyclone Alberto, en 2018 | NASA Earth Observatory

Le National weather service, la météo américaine, vient de mettre en service un nouveau modèle de prévision du temps. Une évolution qui lui permettra de se hisser au niveau des meilleurs modèles du moment.

Pourquoi on vous en parle. L’élaboration de ce nouveau modèle américain ne s’est pas faite sans encombres, raconte Science News, (EN) qui souligne que certains météorologues d’outre-Atlantique jugent cette mise en service prématurée.

Jusqu’à présent, la qualité des prévisions météo américaines était en retrait par rapport à celles offertes par les deux modèles réputés les plus fiables, ceux du MetOffice britannique et du Centre européen pour la prévision météorologique à moyen terme (ECMWF).

Mais le nouveau modèle américain, baptisé GFS-FV3, s’est montré plus précis, notamment lors de tests sur la prévision du cyclone Lane, qui avait frappé l’archipel de Hawaï l’été dernier. Il doit également apporter des prévisions plus fines sur les tornades, ces phénomènes violents et dont la trajectoire est particulièrement difficile à déterminer.

Modélisation du cyclone Alberto, en mai 2018, par le modèle GFS-FV3 | NOAA

En revanche, il a connu quelques tracas en matière de prévision hivernale sur le continent, surestimant notamment les chutes de neige. Une imprécision qui aurait été corrigée depuis, mais il resterait un hic: pour les latitudes moyennes, GFS-FV3 prévoit des déplacements trop rapides des systèmes météorologiques (les dépressions par exemple).

Le lancement officiel, mercredi 12 juin, semble répondre à un besoin précis: dans le bassin Atlantique, la saison des cyclones vient de commencer, même si le temps reste calme pour le moment (EN).

Pour éviter tout risque, le vieux modèle américain —dont les fondements remontent à plusieurs décennies— continuera à être utilisé en parallèle jusqu’en septembre prochain.

Et en Suisse? Météo Suisse utilise ses propres modèles COSMO, qui tiennent compte des particularités géographiques du pays. Ils s’appuient aussi sur des données fournies par le centre ECMWF de Reading (Grande-Bretagne).

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Lire l’article de Science News (EN)

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