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La loi de sécurité provoque une vague d'auto-censure numérique à Hong Kong

Promotion de la nouvelle loi de sécurité nationale à Hong Kong (AP Photo/Kin Cheung)

La loi de sécurité nationale chinoise imposée mardi à Hong Kong a déclenché un vent de panique. «Effacez immédiatement toute notre conversation», a demandé dans la soirée un avocat sur WhatsApp. Sur Telegram et Twitter, des dizaines de protestataires ont effacé leur compte ou fait le ménage dans leurs publications quelques heures avant l’entrée en vigueur du texte. Dans le même temps, une dizaine de formations politiques et syndicales ont fermé leurs comptes et dissous leurs organisations. Car si Pékin assure que le texte vise à «restaurer la stabilité» en éradiquant les manifestations antigouvernementales, et à renforcer le principe «Un pays, deux systèmes» qui régit l’ancienne colonie britannique, les opposants craignent qu’il ne signe la fin de leur de leur liberté d’expression, y compris en ligne.

Pourquoi c’est important. Hong Kong s’est imposé comme centre financier international en partie grâce à ses libertés et à son système juridique, différent de la Chine et basé sur l’état de droit et la libre circulation des informations. Plusieurs milliers d’entreprises étrangères y sont basées, dont des centaines de sièges régionaux.

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