Dans un champ près de Kaesong, en Corée du Nord, en avril 2013. AP Photo/David Guttenfelder
La révolution des toilettes | épisode № 16

La contribution décisive de la Suisse à la Corée du Nord pourrait bien être de l’engrais à base d’urine

Où l’on apprend que Pyongyang, privé d’engrais chimiques par les sanctions, fait épandre des excréments humains tout frais à large échelle dans les champs. Cela crée des retards de croissance des enfants et toutes sortes de parasites intestinaux. La solution vient de Dübendorf: séparer les matières fécales et traiter les urines.

«Pyongyang, c’est pour moi une mission de récupération.»

Yvonne Müller dresse la liste de ses précédentes affectations pour la Coopération suisse. Elle a été basée plusieurs fois au nord de l’Afghanistan, au Soudan du Sud, dans la vallée de Swat au Pakistan. Alors, depuis qu’elle est en poste en Corée du Nord, dans un pays sans guerre ni terrorisme, elle respire. Lorsque la crise des missiles était à son paroxysme et que l’éventualité d’une attaque sur la République populaire démocratique était envisageable, on lui a tout de même conseillé de repérer un abri souterrain. Mais sinon, tout va bien.

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