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L'OMS déclare la guerre aux morsures de serpents venimeux, fléau des pays pauvres

Le taipan côtier est le principal responsable des décès liés aux serpents en Australie et en Papouasie Nouvelle-Guinée | Daniel J. Williams

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé le 6 mai 2019 un plan d’action pour réduire les effets sanitaires des morsures de serpent (EN). Objectif: abaisser le nombre de personnes tuées ou handicapées par les venins de moitié d’ici 2030.

Pourquoi c’est important. Selon l’OMS, plus de cinq millions de personnes sont mordues chaque année par des serpents. Le bilan est lourd: entre 81 000 et 130 000 décès, et 400 000 personnes amputées ou handicapées. Le fléau touche principalement l’Asie du sud et l’Afrique sub-saharienne.

La stratégie de l’OMS. Le plan se déroulera en trois phases d’ici à 2025. L’organisation propose quatre axes d’action, qu’elle soutiendra à hauteur de 137 millions de dollars (CHF 139 millions), dont la moitié sera investi dans les pays concernés.

  • Développer la prévention et l’éducation dans les régions concernées par les morsures de serpent.

  • Créer un marché stable de production de sérums anti-venins, en se dotant de stocks suffisants pour éviter les pénuries ou la spéculation.

  • Aider les États à renforcer la prise en charge des morsures de serpents dans leur politique de santé.

  • Développer des partenariats public-privé, pour améliorer le diagnostic médical et mettre au point de nouvelles thérapies.

Quels sont les pays les plus touchés? Un article du Lancet de 2018 apporte un éclairage cartographique (EN) sur le fléau des morsures de serpent. 278 espèces dangereuses ont été identifiées


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Ce sont les régions tropicales qui ont le plus d'espèces dangereuses | d'après Longbottom et al.

Outre la dangerosité des venins, l’accessibilité des infrastructures sanitaires est un facteur clé de la mortalité liée aux serpents.


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L'absence d'infrastructures sanitaires est une cause majeure de décès | d'après Longbottom et al.

Dans PLOS Neglected Tropical Diseases, un groupe de chercheurs britannique montrait en 2009 à quel point la mortalité liée aux serpents est une «maladie de la pauvreté» (EN).


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L'Inde est l'un des pays les plus touchés | d'après Harrison et al.

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