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L’épilepsie cause encore des ravages dans les pays pauvres, alerte l'OMS

Image d'illustration | Keystone

L’épilepsie est loin d’être correctement prise en charge partout dans le monde, affirme le premier rapport mondial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) consacré à cette pathologie. La grande majorité des personnes atteintes d’épilepsie n’a pas accès à un traitement et se retrouve socialement stigmatisée et discriminée.

Pourquoi on vous en parle. L’épilepsie touche environ 50 millions de personnes à travers le monde, soit presque 1% de la population. Or 80% des personnes touchées résident dans des pays à revenu faible ou intermédiaire: les trois quarts d’entre-elles n’y ont pas accès.

Pourtant, des traitements efficaces et abordables existent, pour environ 5 dollars par an. Selon l’OMS, 70% des personnes atteintes pourraient voir leurs troubles disparaître si elles suivaient un traitement.

Les raisons de cette insuffisance. Selon l’OMS, la mauvaise prise en charge de cette maladie est due à sa méconnaissance, source de stigmatisation sociale. Le rapport précise:

«Partout dans le monde, les personnes atteintes d’épilepsie et leur famille sont stigmatisées et discriminées. De nombreux enfants touchés sont déscolarisés; les adultes se voient refuser du travail, le droit de conduire ou de se marier»

Julia Franke, directrice du secrétariat général de la Ligue suisse contre l’épilepsie, en explique les raisons à Heidi.news:

«L’épilepsie reçoit trop peu d’attention. C’est une maladie qui est encore mal comprise, dont certaines formes sont difficiles à diagnostiquer.

Mais c’est aussi peut-être dû au fait que c’est une maladie non contagieuse, qui ne provoque pas de pandémie.»

Quelles sont les causes de l’épilepsie?

  • Un quart des cas sont dus à des traumatismes crâniens, qui pourraient être évités. L'épilepsie peut s’expliquer par une lésion cérébrale acquise, par exemple suite à un traumatisme ou à un accident vasculaire cérébral.

  • Mais la perturbation de l’activité des cellules nerveuses observée dans la maladie ne trouve pas toujours de cause organique. D’ailleurs, les crises sont de fréquence et de durée variables selon les individus, elles peuvent évoluer selon différents facteurs (fatigue, stress, alimentation, etc).

Et après? Alison Brunier, chargée de communication de l’OMS, rappelle les enjeux de ce rapport.

«L’objectif de ce premier rapport est surtout d’amorcer une prise de conscience des gouvernements, des partenaires non gouvernementaux et des chercheurs.

Dans un deuxième temps, nous espérons que des actions vont être mises en place.»

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Lire le rapport de l'OMS sur l'épilepsie (EN)

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