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«J’ai ramené d’Italie des palettes de couleurs qu’on ne voit pas ailleurs»

Miguel Menezes Photo: Alexandre Lanz

Si 2020 restera une année entre parenthèses pour l’ensemble de l’humanité, elle gardera une saveur particulière pour Miguel Menezes. Au retour de sa résidence d’artiste à Gênes fin février, le peintre de 36 ans prend une longueur d’avance sur l’insouciance de ses amis qu’il s’apprête à retrouver à Lausanne.

Il se souvient de l’ambiance apocalyptique en gare de Milan: «En Italie, le coronavirus était précoce. On voyait peu de masques à Gênes, mais on parlait déjà beaucoup de Venise et de Milan. Au moment où je suis rentré, j’ai compris l’ampleur de ce que nous allions traverser. L’état d’urgence était décrété en Lombardie. Dans le train, les haut-parleurs diffusaient des messages de prévention. A Milan, j’ai vu les files d’attente devant les pharmacies en manque de masques et de gel. Les gens se protégeaient le visage avec des écharpes et les vigiles patrouillaient dans les gares avec des pistolets pour prendre la température des voyageurs. Une semaine après, les frontières fermaient.»

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