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IA en médecine: quand l’enthousiasme ne s’embarrasse pas de précautions

Les dispositifs de médecine prédictive fondés sur l'IA pose un vrai problème d'évaluation et de règlementation | Pixabay / Geralt

La règlementation de l’intelligence (IA) en médecine pose un problème de fond. C’est le point de vue du Dr Jean-Emmanuel Bibault, oncologue à l’hôpital européen Georges Pompidou (Paris) et chercheur en IA, qui l’exprime dans une tribune au Figaro. Si les bénéfices de l’IA dans l’aide au diagnostic sont aisés à caractériser – il suffit de comparer les performances avec et sans la machine –, l’IA prédictive sera plus délicate à cerner. Sur quels critères évaluer un algorithme qui prédit une maladie cinq ans à l’avance ou le risque de décès d’un patient, toutes choses jusque-là impossibles?

Pourquoi c’est important. Tout le monde s’accorde à penser que l’IA va bouleverser les pratiques médicales, mais le champ règlementaire est loin d’avoir les outils d’évaluation ad hoc. Outre-Atlantique, treize dispositifs reposant sur l’IA ont été homologués par l’autorité de régulation sanitaire (FDA). Mais un seul a, d’après l’auteur de la tribune, fait l’objet d‘une étude clinique rigoureuse avant sa mise sur le marché. Un manque de prudence exacerbé par la compétition que se livrent notamment la Chine et les États-Unis sur la scène internationale.

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