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Guerre en Ukraine: l’opinion chinoise en miroir de l’Occident

Keystone/EPA / Jérôme Favre

Selon un sondage réalisé mi-mars, 71% des Chinois avaient de la compassion pour les Ukrainiens, mais seuls 10% d’entre eux blâmaient la Russie pour son intervention militaire. Dans l’espace public, surveillé de très près par Pékin, une asymétrie parfaite se dessine même par rapport à l’Occident: les Ukrainiens et leurs alliés de l’OTAN reçoivent les blâmes, tandis que les élans populaires de solidarité se font au bénéfice de la Russie. Un paradoxe qui s’explique davantage par des enjeux locaux que par une réelle fraternité avec l’ancien camarade soviétique.

Acrobatie périlleuse. Soucieuse de préserver ses intérêts, la Chine tente depuis le début de la guerre un numéro d’équilibriste pour apparaître neutre sur la scène internationale. D’un côté, ses représentants s’abstiennent à l’ONU de dénoncer l’offensive russe sur l’Ukraine, pointant au contraire la responsabilité des Occidentaux dans l’expansion de l’OTAN; de l’autre, ils appellent au respect de « toutes les frontières nationales » — et donc théoriquement de celles de l’Ukraine aussi.

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