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Grâce à l'impression 3D, un sanctuaire indigène vandalisé en Amazonie reprend vie

Les images restaurées numériquement de toutes les zones vandalisées de la grotte de Kamukuwaká ont été envoyées à la communauté Wauja sous forme de rendus A3. Deux anthropologues les ont aidés à projeter leurs connaissances sur la restauration numérique © Mafalda Ramos

En septembre 2018, les pétroglyphes de la grotte de Kamukuwaká, un lieu sacré pour les peuples amazoniens de la réserve du Xingu au Brésil, sont retrouvés systématiquement détruits. Une perte irréparable pour des cultures dont le patrimoine est pour l’essentiel intangible. Entreprise spécialisée dans la production d’œuvres pour des artistes contemporains et la reproduction du patrimoine, Factum Arte a recréé, via sa fondation, un facsimile du site tel qu’il était avant la destruction grâce à ses technologies d’acquisition de données et d’impression 3D. Les représentants des peuples du Xingu ont reçu ce week-end à Madrid cette copie quasi parfaite.

Pourquoi c’est important. Les gravures de la grotte de Kamukuwaká sont un support essentiel de la mémoire et le répertoire graphique des peuples du Xingu, qui les reproduisent dans leurs peintures corporelles rituelles. Si on ignore qui les a détruits au burin, le caractère systématique de cet acte de vandalisme ne laisse aucun doute sur son intention. Intervenue juste en dehors de la zone protégée du Xingu où se trouve la grotte, cette destruction prolonge la volonté politique du gouvernement Bolsonaro d’éradiquer les peuples amazoniens.

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