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De nouvelles révélations poussent Boris Johnson au bord de l’abîme

Manifestations devant le 10, Downing Street, demandant le départ du premier ministre | Keystone-EPA / Andy Rain

L’année s’annonce décidément horribilis pour le premier ministre britannique Boris Johnson. De nouvelles révélations des médias britanniques l’enfoncent davantage encore dans ce qu’il est convenu d’appeler à Londres le «partygate». Sans qu’il y ait lui-même pris part, à une exception près selon ses dires, le scandale des nombreux pots de départ et autres libations dans les locaux et les jardins du 10, Downing Street est en train de le rattraper et pourrait bien causer sa perte. Depuis décembre, les révélations sur des soirées festives organisées à répétition en plein confinement s’accumulent dans les médias, provoquant sa chute spectaculaire dans les sondages.

Pourquoi on en parle. On savait Boris Johnson peu conventionnel; on s’était fait à son allure un peu débraillée et à sa coiffure aux quatre vents; ses revirements spectaculaires ne choquaient (presque) plus personne au royaume très conventionnel de Sa Gracieuse Majesté. Mais là c’en est trop: c’est la goutte de Saint-Estèphe qui fait déborder le décanteur. Dans le sillage de la presse, les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie, d’autant plus volontiers que les Britanniques ont dû sérieusement se serrer la ceinture pendant des mois à cause des mesures sanitaires, des restrictions et des confinements imposés par BoJo lui-même. Malgré les excuses qu’il a faites devant le Parlement et auprès de la reine, tentant de se justifier en disant qu’il s’agissait de «séances de travail» (sic), trop, c’est trop!

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