Nicolas et Esther Mottier avec leurs deux enfants. | Guillaume Mégevand pour Heidi.news
L'Etivaz, le génie fromager | épisode № 11

Dans le Pays-d’Enhaut, les touristes chinois remplaceront-ils la neige?

La petite station de ski de la Braye est condamnée par le réchauffement climatique. Elle veut s’inventer un avenir touristique, en jouant à fond la carte de la tradition. Mais peut-on faire monter des contingents de touristes sur les alpages sans perdre son âme?

Cet hiver, les cinq remontées mécaniques de la Braye, à Château-d’Oex, sont restées à l’arrêt. Ce n’est pas une première: elles étaient en sursis, subventionnées par une dizaine de particuliers depuis 2017. La situation a évidemment fait jaser. La station de la Braye date de 1956. «Au village, tous les gamins ont appris à skier ici. On ne se posait même pas la question, ils pouvaient y aller à pied», me raconte une maman.

Depuis la gare et le centre du village, je rejoins, à pied la télécabine bleu ciel. A l’époque, cette proximité était un atout. A l’heure du réchauffement climatique, elle est devenue une malédiction. Qui peut garantir de la neige à 1500 mètres d’altitude pour les décennies à venir?

Cet article est réservé aux Membres.

Accédez à tous nos contenus, soutenez une rédaction indépendante.

Devenez Membre