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Ce que dit vraiment la recherche scientifique sur les effets de la 5G

Une antenne 5G sur l'autoroute A1, en Suisse | LAURENT GILLIERON/KEYSTONE

En Suisse, le déploiement de la 5G a provoqué une levée de boucliers: dans les cantons de Genève, Vaud ou du Jura, des moratoires ont été annoncés. Fin septembre, les manifestants contre cette technologie étaient plusieurs milliers dans les rues de Berne. Leur argumentaire, exposé sur le site stop5g.ch, se veut scientifique. Pourtant, les spécialistes de la cancérogenèse induite par le rayonnement interrogés par Heidi.news se l’accordent: aucune étude scientifique n’a, à ce jour, démontré de lien de cause à effet clair et indiscutable, chez l’humain, entre l’exposition au rayonnement des antennes de téléphonie mobile et la survenue de cancers du cerveau. Le point sur ce sujet délicat.

Pourquoi c’est compliqué. Ce dossier implique plusieurs acteurs dont les contraintes ne sont pas toujours alignées. Pour les opérateurs télécoms, le déploiement, qui implique des investissements conséquents, doit être planifié. Il pose la question de l’opportunité à relever les limites d’émission des antennes pour les aligner avec celles en vigueur dans l’Union européenne, ainsi que celle du respect du principe de précaution. Mais pour les politiciens, 2019 est une année électorale qui leur impose de jongler entre les attentes des citoyens et celles des industriels. Quant au grand public, il est pris en étau entre des industriels souvent soupçonnés par principe, et des mouvements anti 5G qui n’interprètent pas toujours correctement les études scientifiques.

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