| Analyse

Bons baisers de Russie: le retour du monde d'avant, mais en pire

Alexandre Loukachenko et Vladimir Poutine vous saluent! | AP / Sergei Ilyin

Une fois la gestion de la pandémie Covid-19 reléguée au rang des affaires courantes, le monde d’après ressemblera furieusement au monde d’avant. De bien avant: celui de l’affrontement ouvert entre des blocs ne feignant même plus. Le détournement polémique d’un avion par le Bélarus, le 23 mai dernier, n’est que le dernier chapitre en date d’un conflit larvé et dont il faut s’inquiéter.

De quoi on parle. Le 23 mai, le Bélarus détourne un vol de ligne entre Athènes et Vilnius et le fait escorter par un MiG-29 jusqu’à sa capitale, Minsk, prétextant une alerte à la bombe envoyée depuis la Suisse. A l’atterrissage, le journaliste d'opposition Roman Protassevitch et sa compagne russe Sofia Sapega, qui se trouvaient à bord, sont arrêtés. Le président Alexandre Loukachenko assure qu’il s’agit d’un hasard.

Ce détournement a immédiatement provoqué l’indignation des Etats-Unis et de l’Union européenne, qui préparent actuellement une batterie de sanctions à l’encontre du régime bélarusse et de ses entreprises.

La Russie. Principale alliée de Minsk, la Russie soutient Alexandre Loukachenko — comme c’était le cas l’été dernier lors des manifestations sans précédent à l’appel de l’opposante en exil Svetlana Tikhanovskaïa —, lequel était l’invité de Vladimir Poutine dans la résidence d’été de celui-ci, à Sotchi. Les deux présidents ont fait front commun, défendant la thèse d’un Occident qui cherche à nuire aux nations de l’ancien bloc de l’Est.

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