Dans la chambre mortuaire du grand cimetière de Milan, un défunt dans son cercueil attend d'être renvoyé dans son pays d'origine.
Milan aux temps du coronavirus | épisode № 06

Au cimetière de Milan, où l'on se prépare à accueillir les corps

Au cinquième jour de quarantaine totale à Milan, nos journalistes Gea, 40 ans, petite toux, température de 36,5, et Gabriele, 42 ans aucun symptôme grippal, température de 36,7, ont bravé les interdictions pour se rendre au cimetière. Bientôt, leur dit-on, les corps vont arriver en masse. Il y a 700 personnes en soins intensifs en Lombardie, et 1 000 sont déjà mortes.

La liste des morts à enterrer tombe en fin d'après-midi. Il faut se préparer pour le lendemain: les premiers cadavres sont ensevelis à neuf heures. Vendredi matin, il n'y en avait qu'une poignée. Pourtant, dans le principal cimetière de Milan, une forteresse dont les murs abritent une cinquantaine d’espaces d’inhumation, cent mille trépassés et des bus pour circuler, les allées fourmillaient de personnel.

Des employés équipés de masques et combinaisons bleues se déplaçaient de carré en carré avec leurs outils, formant de petits groupes malgré l'interdiction de se réunir. Ils ne nous ont pas lâchés des yeux: les visiteurs se font rares en ce moment, et il y a des règles de sécurité à respecter.

Cet article est réservé aux abonnés.

Accédez à tous nos contenus, soutenez une rédaction indépendante.

S'abonner