| Analyse

Accord-cadre avec Bruxelles: le grand brouillard

Guy Parmelin et Ursula von der Leyen, vendredi, à Bruxelles | Keystone

La Suisse aime s’enflammer sur le dossier européen et le retour perdant du président de la Confédération Guy Parmelin, vendredi, à l’issue de sa rencontre avec Ursula von der Leyen, a rallumé les braises. Les milieux économiques semblent prêts à retirer leur confiance à Ignacio Cassis, conseiller fédéral en charge des Affaires étrangères, croit savoir le Sonntagsblick, qui parle d’un mystérieux plan B. qui serait négocié dans les officines fédérales, pour contourner l’accord-cadre. B comme bienvenu, après des années d’enlisement? Dans ce dossier, la Suisse a l’heure mais l’Europe a le temps. Le pays des horlogers sait qu’il ne peut se passer de son premier partenaire commercial.

De quoi parle-t-on? Deux heures étaient inscrites à l’agenda du président de la Confédération Guy Parmelin et de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, vendredi, lors mini-sommet de Bruxelles. La rencontre s'est terminée plus tôt que prévu et a permis, en langage diplomatique, «une mise à plat des divergences sur l’accord-cadre». En clair, le constat d’un blocage complet. On le sait, la Suisse veut supprimer entièrement les trois points controversés de l'accord – la protection des salaires, la directive sur les citoyens de l'Union, les aides d'Etat. L’UE n’entre pas en matière et l’a redit de la manière la plus ferme possible. Les «amis» se sont dit au revoir poliment, sans fixer de nouveau rendez-vous. Ce n’est pas encore la rupture mais on a connu relations plus heureuse.

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