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Scandale de Mancy: le rôle trouble des syndicats

Le syndicaliste Olivier Baud, ici en 2006. Il est à la fois membre du comité de la SPG, président du Cartel intersyndical, député au Grand Conseil et employé de l'OMP, l'office responsable du foyer de Mancy. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Suite de l'enquête conjointe du «Temps» et de Heidi.news. Les syndicats SIT et la SPG ont toujours pris la défense des employés du foyer genevois pour enfants autistes, alors qu’une partie d’entre eux étaient accusés de maltraitances.

Plusieurs enquêtes en cours, administratives ou pénales, parviendront peut-être à établir les responsabilités dans la dérive du foyer spécialisé de Mancy, où plusieurs éducateurs et infirmiers, hommes et femmes confondus, ont commis de graves maltraitances sur des enfants autistes, comme l’a révélé l’enquête conjointe du Temps et de Heidi.news.

L’écheveau est à dénouer entre le personnel du foyer, sa direction, l’Office médico-pédagogique (OMP) dont il dépend, le secrétariat général de l’instruction publique (DIP) et la tête de ce département. Le tout depuis l’ouverture de cette structure, en juin 2018 et au travers de plusieurs changements de personnes à chacun de ces postes, sauf celui de la Conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta, en fonction depuis 2013.

Il est cependant un acteur dont le rôle échappe pour l’instant à l’attention: les syndicats. En l’occurrence le SIT, syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs et la SPG, société pédagogique genevoise, qui ont agi de concert. Dans plusieurs documents que Le Temps et Heidi.news ont pu consulter, on voit les responsables syndicaux prendre systématiquement la défense des employés du foyer, même ceux ayant eu des comportements problématiques.

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