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Quand les chercheurs sortent de leur tour d’ivoire, les attaques pleuvent

En 2019, le soutien de chercheurs de l'Université de Lausanne aux grèves du climat a suscité de vives critiques. Keystone / Jean-Christophe Bott

Ce n’est pas formellement un démenti, mais cela y ressemble fortement. L’Université de Lausanne (Unil) s’est sentie dans l’obligation de préciser sa position sur la liberté d’expression de son corps enseignant à la suite d’une émission de la RTS, diffusée le 18 mars. La radio publique indiquait que l’alma mater vaudoise prévoyait d’«encadrer la parole militante» de son personnel académique en adoptant une charte ou un code de conduite. Interviewée par Forum, la rectrice Nouria Hernandez avait réfuté cette intention, sans pour autant dissiper les doutes quant aux objectifs des réflexions menées.

Dans un courriel du 30 mars adressé à l’ensemble de la communauté universitaire, Nouria Hernandez dit comprendre l’émoi suscité au vu du titre de cette émission et par ses «interprétations conclusives». Dès lors, elle rappelle que la prise de parole du corps enseignant dans le débat public est non seulement souhaitable et légitime, mais inscrite dans la loi sur l’Université de Lausanne. Son article 2 dispose que l’université a pour mission de «favoriser la valorisation des résultats de la recherche, d'exercer une fonction de service en faveur de la collectivité et de stimuler le débat de société».

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