| | Reportage

«Partir en holacratie», ou le voyage managérial de Qoqa

Une réunion tactique du service client chez Qoqa / Heidi.News

Des leaders et des représentants de cercles, des rôles, des points, un facilitateur, et même un sQribe (non ce n’est pas une coquille)…vous ne comprenez pas de quoi il s’agit? Bienvenue dans l'univers de Qoqa depuis que ses 191 collaborateurs sont passés mi-octobre à l’holacratie. Qoqa, c’est cette plateforme de vente en ligne qui propose tous les jours des articles divers en nombre limité et à prix cassés. L’holacratie, c’est une forme de management sans chef ou presque, avec des prises de décisions formalisées et une répartition des responsabilités à tous les collaborateurs.

Pourquoi on en parle. Si le mot et le concept commencent à se faire connaître, les entreprises à être «parties en holacratie», selon l’expression consacrée, sont encore peu courantes, en Suisse en particulier (Freitag, Liip, Loyco). La transition de Qoqa est aussi intéressante à observer car la société n’a pas attendu cette transformation pour se démarquer comme employeur. Son vocabulaire particulier a ainsi de quoi faire hausser les sourcils des non initiés: les collaborateurs se nomment «loutres», animal mascotte de Qoqa qui trône sous forme de statue en plastique dans les locaux de l’entreprise à Bussigny, son fondateur et directeur Pascal Meyer est la «loutre en chef» et les 700’000 clients de Qoqa sont une «communauté de Qoqasiens». La lettre Q s’invite un peu partout dans cette entreprise où le fun et l’esprit start-up sont de rigueur.

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