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La réforme du cycle à Genève, nécessité ou syndrome d'une «réformite aiguë»?

Le cycle d'orientation du Renard à Genève | Keystone / Salvatore di Nolfi

Les Genevois devront trancher le 15 mai. Le Département de l’instruction publique (DIP) veut réformer le cycle d’orientation, soit les trois années qui constituent le secondaire I. De son nom «CO22», le projet supprime les sections en 9e et 10e années au profit de classes mixtes contenant différents niveaux dans certaines branches. Mais un référendum lancé par le PLR, l’UDC et le Parti vert’libéral s’y oppose. Décryptage d’une votation complexe.

Pourquoi on en parle. A Genève, les débats sur l’éducation n’ont rien d’un fleuve tranquille. Depuis sa création en 1964, le cycle d’orientation — qui concerne les élèves de 12 à 15 ans — a connu de nombreuses refontes. La dernière en date, intitulée «nouveau cycle d’orientation» (nCO), remonte à 2011 seulement. Pour le DIP comme pour la majorité des partis genevois, le constat est clair: elle ne tient pas sa promesse initiale d’une école plus égalitaire. Mais encore, l’orientation des élèves pose elle aussi problème, puisque trop d’entre eux se tournent vers la voie de la maturité gymnasiale sans parvenir à y rester.

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