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Comment la zone transfrontalière de l'aéroport de Genève fait décoller le travail au noir

Keystone / Martial Trezzini

Payer 25 euros «au black» pour un très court trajet, profitant des aberrations administratives qui régissent le contrôle des frontières autour et dans l'aéroport de Genève, le tout en alimentant quelques opportunistes qui prennent leur commission: bienvenue à Cointrin! On vous raconte tout.

En louant un véhicule côté français de l’aéroport de Genève, j’ai découvert ce qui ressemble à un marché noir entre les employés des services de location de voitures et des chauffeurs «officieux». En y regardant de plus près, je me suis aperçue que le moteur de ce trafic transfrontalier est une absurdité, à mi-chemin entre les politiques douanières et les règlements de circulation aérienne.

L’histoire en bref. Vingt-cinq euros pour parcourir la mini distance qui sépare la zone française de l’aéroport de Genève, à Ferney-Voltaire, de la zone suisse, à Cointrin: c’est la somme exorbitante qu’un passager a payé, il y a quelques jours, après avoir déposé sa voiture de location, comme moi, à Ferney-Voltaire. En ce qui me concerne, le tarif, flou au départ, atterrit finalement à 30 francs pour un trajet jusqu’au quartier des Nations. Un «prix sympa», sans doute parce que mon chauffeur du jour me trouve «charmante», comme il se plaît à répéter durant nos quinze minutes ensemble.

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