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Comment Genève veut réformer son école primaire et en quoi c'est explosif

La conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta devra se montrer habile | Keystone-ATS / Salvatore Di Nolfi

Genève veut réformer son école primaire ou, tout du moins, définir un modèle – baptisé «EP21» – qui apporte enfin une solution au casse-tête organisationnel provoqué par la réintroduction du mercredi matin. Ce qui promet quelques oppositions, voire peut-être de fortes dissensions, dans les rangs-mêmes des enseignants.

Pourquoi c’est important. Le projet «EP21» s’articule sur quatre axes: diminuer de deux périodes le pensum hebdomadaire des élèves de la 5P à là 8P (en le ramenant à 31); ajouter une période d’enseignement aux titulaires de classe et aux maîtres d’éducation physique (28 périodes actuellement pour un poste à 100%) pour rayer du paysage le statut de maître-complémentaire; passer à la semestrialisation de l’année scolaire; mettre un terme à la différenciation entre français-structuration et français-communication en fusionnant les deux disciplines. Des modifications qui n’ont rien de cosmétique.

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