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Absurdité administrative (2): Berne estime que les talibans sont «moins radicaux»

Des Talibans à Kaboul, 2022. | Stringer/ Keystone

Le destin de la famille Nuri* va basculer suite à un reportage télévisé de journalistes suisses ayant attiré l’attention des talibans. Rachid*, Soheila* et Roxana* dirigeaient une école en Afghanistan financée par des dons suisses (lire ici leur histoire). Ils nous racontent la suite. Admis provisoirement en Suisse, voilà que Berne rejette leur demande d’asile. Un véritable choc pour la famille, soit le trio mais aussi leur sœur ainée, leur mère ainsi que la femme de Rachid.

Pourquoi c’est inquiétant. Après la prise de Kaboul en août 2021 par les talibans, les règlements de compte se sont multipliés. En novembre 2021, quatre femmes étaient assassinées à Mazar-e Sharif par des talibans, dont l’activiste Frozan Safi. En parallèle, le nouveau pouvoir n’a cessé de restreindre l’accès à l’éducation des filles et leur droit de travailler. La mission de l'ONU en Afghanistan a accusé mercredi 20 juillet les talibans au pouvoir d'avoir commis, depuis août dernier, des centaines de violations des droits humains. Elle a dénombré 160 exécutions extrajudiciaires et des actes de torture.

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