A Genève, les promesses non tenues des «universités» privées

Le château d'Aïre héberge le nouveau campus d'UMEF - Wikimedia Commons / Calimo

Des somptueuses bâtisses aux airs de château et des diplômes à une vingtaine de milliers de francs: voilà sur quoi misent certaines universités privées à Genève. Une enquête réalisée par The Geneva Observer, se penche sur deux de ces établissements: la Geneva School of Diplomacy (GSD) et la Swiss UMEF University. Elle révèle que déclarations trompeuses, diplômes non reconnus et pratiques commerciales douteuses semblent y être monnaie courante.

Pourquoi on en parle. Ces établissements attirent à grands frais de nombreux étudiants internationaux. Or, dans les faits, leurs cursus sont difficiles à faire reconnaître à l’étranger comme en Suisse. Des étudiants ont exprimé leurs griefs dans des lettres adressées aux institutions concernées. Ils se plaignent entre autres de la qualité des enseignements, évoquent de nombreux problèmes administratifs et dénoncent les promesses mensongères formulées par les deux écoles.

Pas assez de réglementations. Pour l’heure, ces établissements détiennent l’autorisation de gérer librement leurs programmes. Mais la situation pourrait vite changer. Dès 2023, la loi fédérale sur la coordination des hautes écoles (LEHE) exigera de toute école contenant la mention «université» dans son titre qu’elle soit certifiée par la Confédération.

La Geneva School of Diplomacy n’utilise toutefois pas l’appellation «université». Un flou terminologique qui pourrait bien lui permettre, à elle comme à d’autres institutions, d’échapper à la future réglementation.

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A lire dans The Geneva Observer (EN)