| | Idées

A Genève, le mirage de l’école inclusive

Paul Ackermann

L’enquête dont Heidi.news commence la publication ce matin prouve deux choses. D’abord que Genève, réputée cinquième ville la plus riche au monde, n’a pas les moyens d’offrir un accompagnement spécialisé à ses élèves qui en ont besoin et qui y ont droit (loi sur l’Instruction publique, article 30). Et deuxièmement que l’école inclusive, la grande idée de la Conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta, ne fonctionne pas. Du moins ici.

Que diriez-vous si l’école, au moment d’inscrire votre enfant en primaire, vous répondait: «Désolé, il n’y a pas de place, revenez l’année prochaine»? Toutes proportions gardées, c’est comparable à ce qui se produit pour beaucoup d’enfants ayant des besoins particuliers, nous a fait remarquer Cyril Mizrahi, avocat et responsable de l’Association Inclusion Handicap. Fin novembre, ils étaient plus de 150, de 4 à 12 ans, à figurer depuis des mois sur une interminable liste d’attente.

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