Une enquête révèle des fraudes massives d'huiles d'olive

Image d'illustration. | Keystone / EPA / Guillaume Horcajuelo

Une enquête de l’émission tessinoise Patti Chiari révèle que les bouteilles d’huile d’olive extra-vierge ne le sont pas forcément, rapporte la RTS dans On en parle. Sur les dix bouteilles testées, deux ont été disqualifiées. En parallèle, une enquête menée par un procureur du sud de l’Italie, spécialisé dans la lutte anti-mafia, a révélé un vaste trafic d’huile d’olive frelatée, dont certaines bouteilles se sont retrouvées en Suisse.

De quoi on parle. L’huile d’olive extra-vierge est le type d’huile d’olive le plus courant dans nos supermarchés. Les prix varient énormément et ceux-ci peuvent être un gage de qualité. Pour être appelée «extra-vierge», une huile d’olive doit:

  • comporter aucun défaut

  • être extraite mécaniquement à froid

  • être pure sans aucun ajout

  • avoir un parfum frais, de l’amertume, du piquant et une sensation herbacée

Ce dernier critère est évalué par un contrôle olfactif fait par un panel d'experts. Il s’agit donc d’un «test humain» qui comporte son lot d’inexactitude selon Tullia Gallina Toschi, commissaire scientifique du conseil oléicole international et professeure en technologie agroalimentaire à l’Université de Bologne, interrogée par Patti Chiari.

De l’huile de colza déguisée en huile d’olive. Dans son enquête «oro giallo», le procureur Ludovico Vaccaro a mis au jour des fraudes plus préoccupantes pratiquées par des organisation criminelles, entre autres la contrefaçon d’huile de colza de mauvaise qualité importée de Turquie et vendue comme de l’huile d’olive italienne. L’émission décrit les trois façons principales de trafiquer le précieux liquide:

  • mélanger de la chlorophylle et du bêta-carotène à de l’huile de colza pour la faire ressembler à l'huile d’olive

  • couper de l’huile d’olive avec de l’huile de colza

  • faire passer une mauvaise huile d’olive pour une huile de bonne qualité

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A écouter sur le site de la RTS