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Témoignage - «Les éleveurs ne voudront pas réinvestir et arrêteront»

A l'approche de la votation sur l’élevage intensif le 25 septembre, nous avons souhaité donner la parole aux premiers concernés, tant des représentants de l’agriculture conventionnelle que du monde bio. Témoignage d’un éleveur de porc, dont l’exploitation a fait l’objet d’une visite de l’association anti-spéciste Pour l’égalité animale.

«Il faudrait que les gens meurent de faim pour qu’ils se rendent compte de l’importance des agriculteurs. C’est moche, hein?» La voix est aussi douce que les mots tranchants. Patrick Weidmann est agriculteur «depuis toujours», dans le Jura-Nord vaudois. Le joindre ne fut pas une mince affaire. Il faut dire qu’entre ses 450 bovins – dont encore quelques vaches laitières à l’alpage – et ses 750 porcs, sans compter les cultures de blé, d’orge ou de maïs, l’éleveur n’a guère de temps à consacrer à une journaliste. Ni peut-être l’envie: avec son frère, il exploite la porcherie dans laquelle se sont introduites des membres de l’association Pour l’égalité animale pour diffuser des images de pratiques qui relèvent, selon elle, de l’élevage intensif.

Faire au mieux. C’est du moins ce qu’il pense, il «en [est] sûr» même, ayant reconnu des éléments sur les images. Contactée, l’association PEA ne souhaite ni infirmer ni confirmer, d’abord pour protéger les éleveurs concernés d’éventuel harcèlement, «mais aussi parce que [leur] but n'est pas de pointer du doigt des individus servant de bouc-émissaires, mais bel et bien des pratiques communes et généralement légales».

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